L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter

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Message  MaximeS1 le Lun 6 Mai 2019 - 18:14

L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter

Rédigé par Stephen Amany et Maxime Buchholz


Mots-clés : eutrophisation, pollution, biocénose

« Nous avons un legs de près d’un siècle de relargage d’azote et de phosphore dans l’environnement, que les écosystèmes aquatiques ne sont toujours pas parvenus à épurer. »

    Cette affirmation de Gilles Pinay, écologiste de renom, peut paraître alarmante, surtout en sachant que la problématique n’est pas connue du grand public. De nos jours en effet, les médias partout dans le monde nous accablent d’avertissements concernant le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone, le tarissement des sources pétrolières… Même si leur importance n’est plus à démontrer, celles-ci ne sont pas plus importantes que le phénomène néfaste accéléré par l’Homme et qui touche aujourd’hui de plus en plus de lacs et même de mers.


    Ce processus, rendant les étendues d’eau dépourvues de vie animale et d’oxygène en quantité suffisante pour elle, se nomme l’eutrophisation. Il met en danger les populations qui dépendent de ces sources, en les privant d’accès à l’eau potable et aux ressources alimentaires qu’elles contenaient auparavant. À travers cette étude, nous allons donc tenter de répondre à la problématique qui suit, afin de fournir les informations nécessaires à la sensibilisation qui s’avère être pressante à effectuer :


Quels sont les moyens de contrer l’eutrophisation dans la perspective de nourrir l’humanité pour les années à venir ?

Introduction

    Avant d’entrer dans les détails du phénomène d’eutrophisation, commençons par établir une définition du terme et de sa portée. Du grec eu (bien) et trophein (nourrir), l’eutrophisation consiste en la saturation d’un milieu aquatique en nutriments, tels que le phosphore ou l’azote, entraînant ainsi un déséquilibre et une pollution mortelle pour la faune et la flore initiale du milieu. Comme le précise Gilles Pinay, cela peut s’apparenter en langage plus courant à « l’indigestion d’un écosystème ». L’eutrophisation totale d’un milieu peut en temps normal prendre plusieurs centaines d’années, mais depuis que de grandes villes se sont développées et se sont dotées de stations d’épuration rejetant nos déchets dans la source d’eau la plus proche, le processus s’est nettement accéléré et peut maintenant s’achever en à peine quelques dizaines d’années.


    Ce phénomène ne date pourtant pas d’hier. On retrouve en effet des témoignages d’eutrophisation, dont le signe caractéristique le plus commun est une accumulation anormale d’algues sur la surface du plan d’eau, depuis l’Antiquité. Cependant, comme l’indique le Ministère du Développement Durable de l’Environnement et des Parcs du Québec, ce sont nos récents ruissellements urbains, fertilisants, pesticides et actes de pollution en général qui ont donné de l’ampleur à un mécanisme à l’origine lent et localisé. La question qui peut se poser alors est : quelles sont les étapes de l’eutrophisation ?

Sensibiliser

    Afin d’expliquer clairement le processus d’eutrophisation, prenons l’exemple d’un lac que l’on peut considérer comme non-atteint, soit oligotrophe. D’après la définition du dictionnaire Larousse en ligne, cela correspond à « un milieu pauvre en substances nutritives, en particulier certains lacs profonds et limpides, pauvres en éléments organiques mais riches en oxygène ». C’est l’état naturel premier d’un lac, où la vie animale est rendue possible par le taux d’oxygène suffisamment conséquent, et où la population d’algues est dans la norme et ne peuple que le fond de l’étendue d’eau. En résumé, le lac est fonctionnel et exploitable par l’Homme.


    Cependant, avec le temps ou la pollution humaine, cet équilibre peut facilement être déstabilisé. Le cœur du problème vient surtout de l’accumulation de grandes quantités d’azote, mais surtout de phosphore, considéré comme un élément chimique « indispensable à la vie » selon sa définition faite par Futura Sciences. En effet, la plupart de ses utilisations concerne les engrais minéraux sous forme de phosphate, et il aide donc à l’agriculture en général. Cependant, avec la technique des épandages actuelle et les ruissellements qu’elle provoque, les lacs se retrouvent avec un surplus de nutriments à absorber, ce qui est profitable majoritairement aux algues et aux cyanobactéries. Celles-ci vont ainsi se multiplier et envahir l’étendue d’eau, causant une baisse du taux d’oxygène disponible, de la clarté de l’eau, ainsi qu’une hausse de la température. L’endroit devient peu à peu mésotrophe puis eutrophe, soit stérile pour la vie animale et inexploitable par l’Homme, comme le montre le document a.


L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter A11


    Pour transposer la théorie dans la réalité, on peut considérer le cas de l’un des Grands Lacs américain, le lac Érié. Ce lac pour ses caractéristiques topographiques est un paradis de la pêche, avec plus de 140 espèces différentes normalement présentes en son bassin hydrographique. Ainsi la pêche sportive comme commerciale y sont très importantes (cette dernière étant la plus productive des Grands Lacs). Il s’agit du site de pêcheries en eau douce le plus riche du monde et l’activité qui y est liée est ainsi plus importante que celle de tous les Grands Lacs réunis. Néanmoins, dans les années 1950 à 1970, les Grands Lacs étaient devenus les déversoirs des égouts des populations riveraines alentours et l’urine des habitants riche en azote et phosphore, en plus du ruissellement des eaux contenants des intrants de l’agriculture eux-mêmes riches en phosphore, et le lessivage dans le lac des machines à moteurs de l’époque très polluantes, sont autant de facteurs ayant conduit en quelque décennies à l’eutrophisation du lac; le paradis de la pêche était devenu « The Dead Sea of America ».


L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter B10
L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter C10


    Avec près de 20 000 tonnes par an (cela représente 80% des récoltes de pêche commerciale en Ontario, majoritairement la perchaude et le doré jaune.), le lac Érié est un point majeur de la pêcherie et de l’économie de l’Ontario. Mais la surabondance d’algues affecte l’écosystème du lac : recouvrant la surface du lac (document d.), la lumière ne parvient plus à passer assez, les plantes en profondeur ne pouvant plus faire leur photosynthèse, l’apport en oxygène diminue et ils finissent par mourir et sédimenter au fond du lac. À force les bactéries prolifèrent et consomment davantage pour dégrader la matière organique. Au final, le manque d'oxygène peut mener à la baisse de reproduction ou l'asphyxie des animaux du lac conduisant à leur disparition. De plus, des bactéries comme les cyanobactéries peuvent produire des toxines néfastes s’attaquant aux organismes (foie, côlon, peau…). L’Érié est donc un exemple de l’impact que l’eutrophisation de lacs qui sont au centre de l’activité alimentaire pour plusieurs régions du monde peut avoir, et dont il est important de tenir compte pour l’avenir, car une activité peut être gelée pour plusieurs décennies et des risques sanitaires sont rapidement développés à grande échelle. Il faut donc trouver des moyens pour lutter contre ce phénomène.


L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter D11



Le Saviez-Vous ? : La surface totale des eaux eutrophisées dans le monde est supérieure à la surface de la Grande Bretagne.

Prévenir ou combattre

    Malgré l’aspect apeurant de ce phénomène, il devrait exister des méthodes pour prévenir, voire combattre l’eutrophisation, dépendamment des caractéristiques géographiques du lac ou de son niveau d’avancement dans le processus qui peut être fourni par le diagramme du document e. En effet, vu que l’on connaît la véritable source du problème, les responsables de l’environnement devraient avoir pu élaborer toutes sortes de techniques pour tenter d’empêcher son initiation ou de permettre un retour en arrière aux cas avancés.


L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter E10


    Pourtant, la majeure partie des méthodes qui existent, compilées dans le tableau joint en annexe qui met en commun ceux contenus dans l’étude intitulée Solutions curatives pour la restauration de lacs présentant des signes d’eutrophisation, est applicable aux lacs en état d’eutrophisation avancée, soit plus que la mésotrophie. Comme on peut le voir sur le document f, les traitements visent à éliminer les algues et bactéries qui ont pu se développer durant l’eutrophisation, plutôt que d’empêcher l’accumulation de phosphore et d’azote. Le phénomène semble donc réversible, mais inévitable par moyens chimiques ou physiques. La prévention régulière est la seule véritable manière efficace de ne pas eutrophiser trop rapidement une étendue d’eau, et cela passe par le contrôle régulier et volontaire, comme présenté par le Ministère de l’Environnement du Québec. Grâce au bénévolat de la population qui est en mesure de récolter des données sur les lacs, le gouvernement peut connaître presque en temps réel l’état de chacun d’entre eux et décider d’envoyer une intervention si nécessaire. Ainsi, au Canada, la source d’eau potable ou de poisson pour la pêche peut rester exploitable en tout temps.


L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter F10


    Pour revenir sur l’exemple du lac, les régions concernées ont conclu une entente pour la déseutrophisation du lac, visant une réduction de 40% du flux de phosphore déversé dans les eaux d’ici 2025. Mais l’accumulation des nutriments s’est faite sur plus de 150 ans et le réchauffement climatique favorable au développement des algues renforce le phénomène voué à continuer.

Exploiter

    L’eutrophisation est un phénomène accentué par l’activité humaine mais bien que jugée néfaste, on peut tout de même essayer de l’exploiter, trouver des alternatives. On peut donc penser à l’apport des algues dans l’industrie agroalimentaire qui en est une grande consommatrice. Principalement sous forme d’extraits dans l’alimentation. On les retrouve principalement sous forme d’extraits (comme les alginates provenant d’algues brunes et les carraghénanes et agars-agars provenant d’algues rouges), ont plusieurs propriétés intéressantes : gélifiantes, stabilisantes ou encore texturantes ainsi qu’épaississantes. On peut les utiliser dans des desserts lactés, dans des sauces (ketchup, mayonnaise), pour stabiliser des boissons (bière, jus de fruits) … Renfermant de nombreux minéraux et vitamines essentielles pour la bonne santé, leur usage dans l’alimentation est très varié et efficace. De plus une méthode d’agriculture biologique consiste à répandre dans les plantations des extraits d’algues qui stimulent la croissance et protègent des maladies.


    En vue de cela on peut imaginer se servir en grande partie de l’abondance des algues. En effet les algues prolifèrent, on pourrait donc les récolter des étendues d’eau et s'en servir pour l'alimentation mais également dans l'agriculture biologique à la place ou du moins en réduisant graduellement la part des intrants dans celle-ci.  De cette manière on pourrait libérer petit à petit les espaces eutrophisés tout en continuant l'activité agricole.  Cela créerait donc un cycle, la prolifération des algues servirait pour leur usage alimentaire tandis qu'une partie servirait pour l'agriculture. Avec le temps, les espaces eutrophisés seraient déseutrophisés (avec traitement annexe) et les intrants diminueraient, rendant une eutrophisation moins possible. On peut donc se demander : est-il vraiment nécessaire de vouloir stopper l'eutrophisation ?

Conclusion

    Afin d’achever cette étude, nous allons apporter une réponse à notre problématique. L’eutrophisation est un processus naturel touchant tous les lacs plus ou moins fortement, et l’Homme n’a en réalité qu’accéléré son exécution. Même s’il représente une menace conséquente, il existe des remèdes – chimiques, mécaniques, biologiques – qui permettent d’annuler ses effets, même s’ils ne préviennent pas du danger les autres étendues d’eau. Cela permet ainsi de récupérer petit à petit les bienfaits qu’ils fournissaient autrefois, mais ne garantit pas que cela restera inchangé : tout dépend de la régulation de la pollution humaine qui a été effectuée.


    De plus, l’eutrophisation pourrait aussi servir à nourrir et à fournir de l’énergie à l’humanité, grâce à l’abondance de biomasse qu’elle apporte. Les algues saines à la consommation pourraient servir de source de nourriture et le reste (plantes nocives, cyanobactéries…) pourrait être réutilisé, soit dans des engrais, soit dans les centrales à biomasse. En bref, l’eutrophisation et ses produits doivent être combattus, et non pas simplement éliminés pour une perspective favorable pour l’avenir.  Mais en vue des perspectives d’exploitation, on peut se demander si l’eutrophisation est forcément néfaste et critique au point de devoir la stopper présentement ? Car bien que l’eutrophisation soit un phénomène naturel se faisant sur des centaines d'années et donc pas à l'échelle humaine, c'est à l'échelle humaine que l'on peut changer la terre et la préserver au long terme pour des centaines d'années.

Webographie

• Grégory Fléchet, 19 septembre 2017, « Quand les écosystèmes saturent », CNRS, Consulté le 30 avril 2019 à l’URL : lejournal.cnrs.fr/articles/quand-les-ecosystemes-saturent


• Municipalité Saint-Mathieu-du-Parc, Mis à jour quotidiennement, « Le processus d’eutrophisation ou le vieillissement des lacs », Municipalité Saint-Mathieu-du-Parc, Consulté le 30 avril 2019 à l’URL : www.saint-mathieu-du-parc.ca/index.php/services/environnement/eutrophisation.html


• Larousse, Mis à jour quotidiennement, Consulté le 30 avril 2019 à l’URL : www.larousse.fr


• Futura Sciences, Mis à jour quotidiennement, « SCIENCES : Phosphore », Futura Sciences, Consulté le 1er mai 2019 à l’URL : www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-phosphore-14519/


• Gouvernement du Québec, Mis à jour quotidiennement, « Le Réseau de surveillance volontaire des lacs : Les méthodes », Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, Consulté le 3 mai 2019 à l’URL : www.environnement.gouv.qc.ca/eau/rsvl/methodes.htm


• Sébastien Devidal, Février 2007, « Solutions curatives pour la restauration de lacs présentant des signes d’eutrophisation », Université de Sherbrooke, Consulté le 30 avril 2019 à l’URL : www.rappel.qc.ca/IMG/pdf/OEDD_solutions_miracles.pdf


• Steven AL GORE, 9 juin 2009, « Les algues pour l’alimentation », Blog Acteur Durable, Consulté le 3 mai à l’URL : www.alloprof.qc.ca/BV/pages/s1345.aspx


• Passeport Santé, « Les algues : quels bienfaits pour la santé ? », Mis à jour le 10 octobre, Passeport Santé,  Consulté le 3 mai à l’URL : www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=algue_nu

MaximeS1
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Message  Timothée1S1 le Mar 7 Mai 2019 - 16:14

Salut,

Votre article est super complet. On voit que beaucoup de recherche et d'effort on été mis dans sa conception et c'est vraiment appréciable. Cependant, vis-à-vis de l'eutrophisation des lacs, est-ce qu'au final c'est si négatif que ça ? Vous avez parlé de l'exploitation agroalimentaire des algues qui se développent dans les lacs eutrophe, donc est-ce qu'on doit vraiment considérer l'eutrophisation comme un phénomène négatif ? L'eau des lacs n'est pas une eau des plus pures (bien que plus que celle des mers, bien entendu), et c'est pour ça d'ailleurs que nous tirons notre eau potable des nappes phréatiques. Donc, le problème de l'eau moins potable n'en est pas vraiment un. Aussi, vis-à-vis de la pêche dans le lac. Est-ce qu'on ne pourrait pas admettre ou imaginer que la pêche soit remplacée par l'exploitation des algues en question à des fins alimentaires, qui comme vous l'avez dit peuvent êtres utilisées à ce but. Reste à voir au niveau des ratios de nourriture produite si les algues peuvent concurrencer le poisson.
Merci,
Timothée

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Message  ClaireS1 le Mar 7 Mai 2019 - 17:34

Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?
Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

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Message  MaximeS1 le Mer 8 Mai 2019 - 8:37

Timothée1S1 a écrit:Salut,

Votre article est super complet. On voit que beaucoup de recherche et d'effort on été mis dans sa conception et c'est vraiment appréciable. Cependant, vis-à-vis de l'eutrophisation des lacs, est-ce qu'au final c'est si négatif que ça ? Vous avez parlé de l'exploitation agroalimentaire des algues qui se développent dans les lacs eutrophe, donc est-ce qu'on doit vraiment considérer l'eutrophisation comme un phénomène négatif ? L'eau des lacs n'est pas une eau des plus pures (bien que plus que celle des mers, bien entendu), et c'est pour ça d'ailleurs que nous tirons notre eau potable des nappes phréatiques. Donc, le problème de l'eau moins potable n'en est pas vraiment un. Aussi, vis-à-vis de la pêche dans le lac. Est-ce qu'on ne pourrait pas admettre ou imaginer que la pêche soit remplacée par l'exploitation des algues en question à des fins alimentaires, qui comme vous l'avez dit peuvent êtres utilisées à ce but. Reste à voir au niveau des ratios de nourriture produite si les algues peuvent concurrencer le poisson.
Merci,
Timothée

Bonjour Timothée,

En effet, ton point est défendable. Pourquoi s'embêter à déseutrophiser un lac s'il est efficace dans son état actuel ? Cependant, cela serait regarder la question uniquement du point de vue de l'Homme. Oui, les algues peuvent servir d'alternative aux anciens produits des lacs et l'eau qui s'y trouvait ne nous manquerait pas plus que cela. Mais tout l'équilibre de la faune et de la flore qui s'était établi auparavant serait détruit à jamais, ce qui pourrait créer une réaction en chaîne avec les consommateurs animaux du lac.
Prenons l'exemple d'une espèce de truite (l'un des poissons les plus sensibles au phénomène) qui aurait disparue d'un lac eutrophisé. L'oiseau pêcheur qui s'en nourrisait, tel que la grue, ne trouverait alors plus de quoi survivre dans cette région et changerait donc de milieu de chasse, voire même mourrait à son tour. Et ainsi de suite, tous les animaux qui dépendaient en chaîne du lac seraient voués à disparaître de la région, causant une perte de biodiversité, très nocive pour l'Homme, car l'environnement n'aurait plus de régulateurs naturels.
Aussi, comme nous l'avons mentionné dans notre article, nous ne sommes même pas sûr si les algues du lac sont consommables ou non, la plupart étant toxiques ou baignées dans de l'eau qui abrite des cyanobactéries, parfois nocives pour l'Homme. Et même en omettant cela, les caractéristiques nutritives (comparables à celles la salade) ne seront jamais équivalentes à celles du poisson. Les algues ne sont pas une parfaite alternative, mais nous voulions surtout dire dans notre article que durant le processus pour déseutrophiser le lac, on pourrait exploiter les algues qui seraient jetées autrement, que ce soit comme nourriture, énergie, matériaux biodégradables...
Enfin, pour te donner un exemple concret de lac en eutrophisation qui peut vraiment poser problème, je te conseille le lien suivant : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/developpement-durable-approches-geographiques/corpus-documentaire/la-peche-dans-le-lac-victoria-un-exemple-de-mal-developpement . Cela parle d'un lac en Afrique qui met en même temps en danger les populations alentours et celles qui dépendaient de la pêche partout dans le monde, à cause de la simple introduction de la perche du Nil par l'Homme.
J'espère que j'ai pu répondre à tes questions,

Maxime

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Message  Timothée1S1 le Lun 13 Mai 2019 - 17:23

Salut Maxime,

Merci beaucoup pour ton message. Ça éclaire pas mal les choses quant à l'impact de l'eutrophisation. Moi qui ai travaillé sur la biodiversité, je dois admettre que tu as raison vis-à-vis de la perte de cette dernière par l'eutrophisation. C'est vrai que les lacs sont des écosystèmes qui contiennent beaucoup d'espèces différentes et dont nous dépendons au niveau alimentaire (mais aussi économique par ailleurs). Mais au delà de nous, plein d'autres espèces en dépendent et la perte des lacs tels que nous l'imaginons serait dramatique pour l'environnement. Je pense donc que tu as raison : Mieux vaut prévenir que guérir, et étant donné que comme tu le dis nous ne sommes même  pas sûrs de la consommabilité des algues, mieux vaut ne pas prendre le risque de laisser un lac s'eutrophier. Mais tu expliques quand même que, bien que difficile, un lac eutrophe peut être rendu 'normal' à nouveau, mais quel est exactement ce processus ? Il faudrait enlever le phosphore et l'azote accumulés depuis plusieurs dizaines d'années pour une solution permanente, mais comment y arriver ? Juste enlever les bactéries et les algues accumulés ne règle pas le problème, car le milieu leur est toujours favorable, et donc elles vont proliférer de nouveau et c'est un problème sans fin, à moins que je me trompe sur ce dernier point...

Merci de ta réponse,
Timothée

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Message  MaximeS1 le Mar 14 Mai 2019 - 9:20

Timothée1S1 a écrit:Salut Maxime,

Merci beaucoup pour ton message. Ça éclaire pas mal les choses quant à l'impact de l'eutrophisation. Moi qui ai travaillé sur la biodiversité, je dois admettre que tu as raison vis-à-vis de la perte de cette dernière par l'eutrophisation. C'est vrai que les lacs sont des écosystèmes qui contiennent beaucoup d'espèces différentes et dont nous dépendons au niveau alimentaire (mais aussi économique par ailleurs). Mais au delà de nous, plein d'autres espèces en dépendent et la perte des lacs tels que nous l'imaginons serait dramatique pour l'environnement. Je pense donc que tu as raison : Mieux vaut prévenir que guérir, et étant donné que comme tu le dis nous ne sommes même  pas sûrs de la consommabilité des algues, mieux vaut ne pas prendre le risque de laisser un lac s'eutrophier. Mais tu expliques quand même que, bien que difficile, un lac eutrophe peut être rendu 'normal' à nouveau, mais quel est exactement ce processus ? Il faudrait enlever le phosphore et l'azote accumulés depuis plusieurs dizaines d'années pour une solution permanente, mais comment y arriver ? Juste enlever les bactéries et les algues accumulés ne règle pas le problème, car le milieu leur est toujours favorable, et donc elles vont proliférer de nouveau et c'est un problème sans fin, à moins que je me trompe sur ce dernier point...

Merci de ta réponse,
Timothée

Bonjour Timothée,

Pour ce qui est des solutions, nous l'avions mentionné dans notre article, il en existe de toutes sortes et visent bien à réduire les taux de phosphore et d'azote dans le lac, où en tout cas à purifier l'eau. Car non, enlever les algues ou les bactéries pourrait bien aider le processus de déseutrophisation. C'est pour cela que nous pouvons introduire des poissons ou des bactéries qui les consomment, au lieu de seulement appliquer des produits ou méthodes humaines.
Ta question vient surtout d'une erreur de ma part. Lors de la mise en ligne, je ne m'étais pas rendu compte qu'il manquait le document que j'avais joint en annexe à notre revue. Je te conseille de le consulter, c'est un tableau qui compile la majorité des méthodes connues pour lutter contre l'eutrophisation, ainsi que l'efficacité de chaque solution en fonction du temps, du milieu... Le voici :
En espérant avoir suffisamment répondu à tes interrogations,

Maxime

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L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter Empty Déseutrophisation? Explications sur les processus et sur leurs effets secondaire dans l’eau et la terre.

Message  Alexandre_N 1S1 le Mar 14 Mai 2019 - 15:58

Bonjour Maxime et Stephen,

Votre article me plait beaucoup, il est claire et ca se lit bien et facilement, de plus il est apparent que vous maitrisez très bien le sujet. Cependant j’ai mal comprit le processus d’épuration des eaux eutrophisés, également j’ai une question sur cela. Est ce qu’il y a des effets secondaire néfaste aux eaux et à la terre qui entoure le lac, et est ce que certains processus d’épuration serait meilleur que d’autre pour l’environnement ou pour la population du lac.

Merci en avance pour votre réponse que j’espère rapide.

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Message  MaximeS1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:02

Alexandre_N 1S1 a écrit:Bonjour Maxime et Stephen,

Votre article me plait beaucoup, il est claire et ca se lit bien et facilement, de plus il est apparent que vous maitrisez très bien le sujet. Cependant j’ai mal comprit le processus d’épuration des eaux eutrophisés, également j’ai une question sur cela. Est ce qu’il y a des effets secondaire néfaste aux eaux et à la terre qui entoure le lac, et est ce que certains processus d’épuration serait meilleur que d’autre pour l’environnement ou pour la population du lac.

Merci en avance pour votre réponse que j’espère rapide.

Alexandre Noel. Very Happy
Bonjour Alexandre,

Je suis d'abord content que notre article ait pu te plaire et je te remercie pour tes commentaires mélioratifs.
Pour ta question, je te conseille de te référer à la seconde réponse que j'ai formulé pour Timothée, où je mets le lien pour un tableau compilant toutes les données que tu demandes. Pour t'aider, voici le lien :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime

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Message  Timothée1S1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:16

MaximeS1 a écrit:
Timothée1S1 a écrit:Salut Maxime,

Merci beaucoup pour ton message. Ça éclaire pas mal les choses quant à l'impact de l'eutrophisation. Moi qui ai travaillé sur la biodiversité, je dois admettre que tu as raison vis-à-vis de la perte de cette dernière par l'eutrophisation. C'est vrai que les lacs sont des écosystèmes qui contiennent beaucoup d'espèces différentes et dont nous dépendons au niveau alimentaire (mais aussi économique par ailleurs). Mais au delà de nous, plein d'autres espèces en dépendent et la perte des lacs tels que nous l'imaginons serait dramatique pour l'environnement. Je pense donc que tu as raison : Mieux vaut prévenir que guérir, et étant donné que comme tu le dis nous ne sommes même  pas sûrs de la consommabilité des algues, mieux vaut ne pas prendre le risque de laisser un lac s'eutrophier. Mais tu expliques quand même que, bien que difficile, un lac eutrophe peut être rendu 'normal' à nouveau, mais quel est exactement ce processus ? Il faudrait enlever le phosphore et l'azote accumulés depuis plusieurs dizaines d'années pour une solution permanente, mais comment y arriver ? Juste enlever les bactéries et les algues accumulés ne règle pas le problème, car le milieu leur est toujours favorable, et donc elles vont proliférer de nouveau et c'est un problème sans fin, à moins que je me trompe sur ce dernier point...

Merci de ta réponse,
Timothée

Bonjour Timothée,

Pour ce qui est des solutions, nous l'avions mentionné dans notre article, il en existe de toutes sortes et visent bien à réduire les taux de phosphore et d'azote dans le lac, où en tout cas à purifier l'eau. Car non, enlever les algues ou les bactéries pourrait bien aider le processus de déseutrophisation. C'est pour cela que nous pouvons introduire des poissons ou des bactéries qui les consomment, au lieu de seulement appliquer des produits ou méthodes humaines.
Ta question vient surtout d'une erreur de ma part. Lors de la mise en ligne, je ne m'étais pas rendu compte qu'il manquait le document que j'avais joint en annexe à notre revue. Je te conseille de le consulter, c'est un tableau qui compile la majorité des méthodes connues pour lutter contre l'eutrophisation, ainsi que l'efficacité de chaque solution en fonction du temps, du milieu... Le voici :
En espérant avoir suffisamment répondu à tes interrogations,

Maxime

Salut Maxime,

Merci beaucoup pour ton tableau, même si il n'est pas très lisible, vous avez sûrement dû passer beaucoup de temps dessus et il renferme quand même beaucoup d'informations.

Bonne soirée,
Timothée

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Message  StephenS1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:31

ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?
Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




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Message  Gabrielle1S1 le Ven 17 Mai 2019 - 23:49

Bonsoir Maxime et Stephen,
Merci pour votre article fort clair et structuré qui présente très bien les causes, les conséquences, et les solutions possibles au phénomène d'eutrophisation.
Cependant, vous dites que la grande majorité des solutions proposées sont à titre curatifs et non préventifs. En effet, il est vrai que beaucoup de solutions sont mises en place au stade eutrophe, par exemple l'engagement de bénévoles pour enlever de l'eau les algues. Par contre, il existe aussi des solutions préventives telles que l'application de lois qui réduisent l'utilisation massive de ces éléments. En France par exemple, les phosphates sont interdits dans les lessives depuis le 1er juillet 2007.
Ne pensez-vous pas que des solutions préventives, qui permettraient de limiter/réguler le taux de phosphore et d'azote dans l'eau, seraient plus efficaces? Elles permettraient non seulement de préserver directement les eaux, qui n'auraient pas à passer par le processus dangereux de l'eutrophisation (ou du moins de façon moins extensive), et de faciliter la tache des bénévoles qui doivent enlever des algues à n'en plus finir.
Merci beaucoup,
Bonne soirée!
Gabrielle Osana 1S1

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Message  ClaireS1 le Sam 18 Mai 2019 - 0:12

Rebonjour Stephen,
Merci de la clarification. Je suis d'accord que les utilisations que vous avez proposées sont en effet plus convenables pour les lacs qui ne sont pas en état critique. Cependant, pour ceux qui le sont, pensez-vous qu'une restauration des lacs est complètement possible? (revenir à un état idéal)
D'autre part, est-ce que vos deux méthodes sont combinables? Je veux dire, pouvons nous traiter chimiquement les lacs en utilisant cependant pour notre intérêt une partie des algues? Cela pourrait être une bonne solution de compromis si l'on veut limiter les traitements chimiques.
Merci!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?
Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




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Message  Alexandre_N 1S1 le Sam 18 Mai 2019 - 10:51

MaximeS1 a écrit:
Alexandre_N 1S1 a écrit:Bonjour Maxime et Stephen,

Votre article me plait beaucoup, il est claire et ca se lit bien et facilement, de plus il est apparent que vous maitrisez très bien le sujet. Cependant j’ai mal comprit le processus d’épuration des eaux eutrophisés, également j’ai une question sur cela. Est ce qu’il y a des effets secondaire néfaste aux eaux et à la terre qui entoure le lac, et est ce que certains processus d’épuration serait meilleur que d’autre pour l’environnement ou pour la population du lac.

Merci en avance pour votre réponse que j’espère rapide.

Alexandre Noel. Very Happy
Bonjour Alexandre,

Je suis d'abord content que notre article ait pu te plaire et je te remercie pour tes commentaires mélioratifs.
Pour ta question, je te conseille de te référer à la seconde réponse que j'ai formulé pour Timothée, où je mets le lien pour un tableau compilant toutes les données que tu demandes. Pour t'aider, voici le lien :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime

Bonjour Maxime.

Je tiens a dire d'abord, un gros merci pour ta réponse rapide et claire, je voulais savoir selon toi si le traitement des eaux tributaires (une des méthodes d'eutrophisation dans ton tableau) serait assez efficace en terme d'eutrophisation pour être la seule qui est utilisé dans un lac eutrophisé, puisque les autres méthodes ont l'air d'avoir des effets secondaires majeures sur l'environement ou en terme de coût. Aussi d'après votre tableau magnifique, ca dit que le traitement des eaux tributaires peuvent être utilisé sur un lac mésotrophe, eutrophe ou hyper eutrophe. Donc ma question est en réalité: est que le traitement des eaux tributaires, serait assez efficace pour réponde aux besoins d'une région? Par ce que si un lac est eutrophisé alors sa production en poisson est moins élevé alors la pêche de la région n'est plus aussi réntable alors est que le traitement des eaux tributaires serait assez pour combattre l'eutrophisation.

Sincerement
Alexandre

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Message  MaximeS1 le Sam 18 Mai 2019 - 13:31

Alexandre_N 1S1 a écrit:
MaximeS1 a écrit:
Alexandre_N 1S1 a écrit:Bonjour Maxime et Stephen,

Votre article me plait beaucoup, il est claire et ca se lit bien et facilement, de plus il est apparent que vous maitrisez très bien le sujet. Cependant j’ai mal comprit le processus d’épuration des eaux eutrophisés, également j’ai une question sur cela. Est ce qu’il y a des effets secondaire néfaste aux eaux et à la terre qui entoure le lac, et est ce que certains processus d’épuration serait meilleur que d’autre pour l’environnement ou pour la population du lac.

Merci en avance pour votre réponse que j’espère rapide.

Alexandre Noel. Very Happy
Bonjour Alexandre,

Je suis d'abord content que notre article ait pu te plaire et je te remercie pour tes commentaires mélioratifs.
Pour ta question, je te conseille de te référer à la seconde réponse que j'ai formulé pour Timothée, où je mets le lien pour un tableau compilant toutes les données que tu demandes. Pour t'aider, voici le lien :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime

Bonjour Maxime.

Je tiens a dire d'abord, un gros merci pour ta réponse rapide et claire, je voulais savoir selon toi si le traitement des eaux tributaires (une des méthodes d'eutrophisation dans ton tableau) serait assez efficace en terme d'eutrophisation pour être la seule qui est utilisé dans un lac eutrophisé, puisque les autres méthodes ont l'air d'avoir des effets secondaires majeures sur l'environement ou en terme de coût. Aussi d'après votre tableau magnifique, ca dit que le traitement des eaux tributaires peuvent être utilisé sur un lac mésotrophe, eutrophe ou hyper eutrophe. Donc ma question est en réalité: est que le traitement des eaux tributaires, serait assez efficace pour réponde aux besoins d'une région? Par ce que si un lac est eutrophisé alors sa production en poisson est moins élevé alors la pêche de la région n'est plus aussi rentable alors est que le traitement des eaux tributaires serait assez pour combattre l'eutrophisation.

Sincerement
Alexandre
Bonjour Alexandre,

Après avoir consulté à nouveau le document que j'ai envoyé, je me suis en effet aperçu du problème que tu me pointes. Je suis alors retourné au document original sur lequel j'avais trouvé le tableau (il y en avait quatre en tout, donc je les ai mixés en un seul pour que ce soit plus pratique) et j'y ai trouvé des précisions. En réalité, la méthode de traitement des eaux tributaires est surtout préventive qu'active sur un lac eutrophisé pour le faire revenir à la normale. C'est pour cela que la méthode est montrée comme «efficace» sur tous les types de lac. Voici le lien si tu veux avoir encore plus d'infos sur les avantages et inconvénients de chaque méthode :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime

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Message  StephenS1 le Sam 18 Mai 2019 - 17:47

ClaireS1 a écrit:Rebonjour Stephen,
Merci de la clarification. Je suis d'accord que les utilisations que vous avez proposées sont en effet plus convenables pour les lacs qui ne sont pas en état critique. Cependant, pour ceux qui le sont, pensez-vous qu'une restauration des lacs est complètement possible? (revenir à un état idéal)
D'autre part, est-ce que vos deux méthodes sont combinables? Je veux dire, pouvons nous traiter chimiquement les lacs en utilisant cependant pour notre intérêt une partie des algues? Cela pourrait être une bonne solution de compromis si l'on veut limiter les traitements chimiques.
Merci!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?

Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




Salut Claire,
Biensur, le traitement efficace d'un lac eutrophisé peut permettre celui-ci de revenir à un état idéal, il y a de nombreux exemples de cours d'eau qui étaient pollués ou eutrophisés et qui grâce au lagunage de station d'épuration, sont purifiés et aptes à la consommation par les populations. Néanmoins, cela n’empêche pas des phénomènes d'eutrophisation ponctuels de se produire. Encore pour l'exemple du Lac Erie, l'Institut national des sciences océaniques et atmosphériques aux États-Unis affirme que les fortes pluies du printemps rendent plus probable une prolifération importante d'algues dans l'ouest du lac Érié cette année.
Les experts prévoient une hausse de cette prolifération par rapport à l'an dernier, alors que l'éclosion était relativement légère, mais serait moins importante qu'en 2011 et 2015. ( voir https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169548/davantage-dalgues-dans-le-lac-erie-en-2019 ) Selon Radio-Canada. Cela est du au fort ruissellement de phosphore de mars à juillet des terres agricoles dans la rivière Maumee.
Le lac est pourtant déseutrophisé et la vie y a repris, mais l'eutrophisation peut continuer. Ainsi, il faut qualifier ''idéal'' dans ta question. Car je pense qu'on peut qualifier d''idéal'' tous lacs ou tous biotopes qui reste naturel, en équilibre, sans intervention conséquente de l'Homme. Ici, le lac est de nouveau exploité, mais il est dans un état de risques auxquels il faut faire attention.
Pour ma part, je pense que la meilleure intervention serait une intervention chez l'Homme : réduire considérablement la pollution et les quantités de phosphore et d'azote utilisés. Combiné au lagunage qui crée de la biodiversité, et les algues.

Stephen Amany, 1S1

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Message  ClaireS1 le Sam 18 Mai 2019 - 19:46

Bonjour Stephen,
Je suis en effet d'accord avec ta définition du terme idéal par rapport à la situation d'eutrophisation des lacs. Je comprends mieux maintenant pourquoi vous parliez des avantages qui pourraient être retirés des algues, car il est très compliqué de s'assurer en tout temps qu'un lac ne soit pas ponctuellement en train de subir une eutrophisation, et de contrôler ce phénomène. Alors, quelles mesures penses-tu qu'il faudrait prendre pour informer les populations? Penses-tu qu'il faut instaurer certaines règles ou lois pour s'assurer de protéger nos lacs?
Merci!
Claire Lorenzo,1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Rebonjour Stephen,
Merci de la clarification. Je suis d'accord que les utilisations que vous avez proposées sont en effet plus convenables pour les lacs qui ne sont pas en état critique. Cependant, pour ceux qui le sont, pensez-vous qu'une restauration des lacs est complètement possible? (revenir à un état idéal)
D'autre part, est-ce que vos deux méthodes sont combinables? Je veux dire, pouvons nous traiter chimiquement les lacs en utilisant cependant pour notre intérêt une partie des algues? Cela pourrait être une bonne solution de compromis si l'on veut limiter les traitements chimiques.
Merci!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?

Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




Salut Claire,
Biensur, le traitement efficace d'un lac eutrophisé peut permettre celui-ci de revenir à un état idéal, il y a de nombreux exemples de cours d'eau qui étaient pollués ou eutrophisés et qui grâce au lagunage de station d'épuration, sont purifiés et aptes à la consommation par les populations. Néanmoins, cela n’empêche pas des phénomènes d'eutrophisation ponctuels de se produire. Encore pour l'exemple du Lac Erie, l'Institut national des sciences océaniques et atmosphériques aux États-Unis affirme que les fortes pluies du printemps rendent plus probable une prolifération importante d'algues dans l'ouest du lac Érié cette année.
Les experts prévoient une hausse de cette prolifération par rapport à l'an dernier, alors que l'éclosion était relativement légère, mais serait moins importante qu'en 2011 et 2015. ( voir https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169548/davantage-dalgues-dans-le-lac-erie-en-2019 ) Selon Radio-Canada. Cela est du au fort ruissellement de phosphore de mars à juillet des terres agricoles dans la rivière Maumee.
Le lac est pourtant déseutrophisé et la vie y a repris, mais l'eutrophisation peut continuer. Ainsi, il faut qualifier ''idéal'' dans ta question. Car je pense qu'on peut qualifier d''idéal'' tous lacs ou tous biotopes qui reste naturel, en équilibre, sans intervention conséquente de l'Homme. Ici, le lac est de nouveau exploité, mais il est dans un état de risques auxquels il faut faire attention.
Pour ma part, je pense que la meilleure intervention serait une intervention chez l'Homme : réduire considérablement la pollution et les quantités de phosphore et d'azote utilisés. Combiné au lagunage qui crée de la biodiversité, et les algues.

Stephen Amany, 1S1

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Message  Alexandre_N 1S1 le Sam 18 Mai 2019 - 20:23

MaximeS1 a écrit:
Alexandre_N 1S1 a écrit:
MaximeS1 a écrit:
Alexandre_N 1S1 a écrit:Bonjour Maxime et Stephen,

Votre article me plait beaucoup, il est claire et ca se lit bien et facilement, de plus il est apparent que vous maitrisez très bien le sujet. Cependant j’ai mal comprit le processus d’épuration des eaux eutrophisés, également j’ai une question sur cela. Est ce qu’il y a des effets secondaire néfaste aux eaux et à la terre qui entoure le lac, et est ce que certains processus d’épuration serait meilleur que d’autre pour l’environnement ou pour la population du lac.

Merci en avance pour votre réponse que j’espère rapide.

Alexandre Noel. Very Happy
Bonjour Alexandre,

Je suis d'abord content que notre article ait pu te plaire et je te remercie pour tes commentaires mélioratifs.
Pour ta question, je te conseille de te référer à la seconde réponse que j'ai formulé pour Timothée, où je mets le lien pour un tableau compilant toutes les données que tu demandes. Pour t'aider, voici le lien :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime

Bonjour Maxime.

Je tiens a dire d'abord, un gros merci pour ta réponse rapide et claire, je voulais savoir selon toi si le traitement des eaux tributaires (une des méthodes d'eutrophisation dans ton tableau) serait assez efficace en terme d'eutrophisation pour être la seule qui est utilisé dans un lac eutrophisé, puisque les autres méthodes ont l'air d'avoir des effets secondaires majeures sur l'environement ou en terme de coût. Aussi d'après votre tableau magnifique, ca dit que le traitement des eaux tributaires peuvent être utilisé sur un lac mésotrophe, eutrophe ou hyper eutrophe. Donc ma question est en réalité: est que le traitement des eaux tributaires, serait assez efficace pour réponde aux besoins d'une région? Par ce que si un lac est eutrophisé alors sa production en poisson est moins élevé alors la pêche de la région n'est plus aussi rentable alors est que le traitement des eaux tributaires serait assez pour combattre l'eutrophisation.

Sincerement
Alexandre
Bonjour Alexandre,

Après avoir consulté à nouveau le document que j'ai envoyé, je me suis en effet aperçu du problème que tu me pointes. Je suis alors retourné au document original sur lequel j'avais trouvé le tableau (il y en avait quatre en tout, donc je les ai mixés en un seul pour que ce soit plus pratique) et j'y ai trouvé des précisions. En réalité, la méthode de traitement des eaux tributaires est surtout préventive qu'active sur un lac eutrophisé pour le faire revenir à la normale. C'est pour cela que la méthode est montrée comme «efficace» sur tous les types de lac. Voici le lien si tu veux avoir encore plus d'infos sur les avantages et inconvénients de chaque méthode :
En espérant avoir répondu à ta question,

Maxime



Bonjour Maxime.

Merci pour la clarification. Ca me semblait un peu étrange qu'une méthode puisse avoir un si gros avantage par rapport aux autres méthodes de Déseutrophisation, c'était trop parfait pour être vrai. J'ai alors une dernière question pour toi, est que la Déseutrophisation vaut la peine. Par ce que les méthodes comme les îles flottantes ou la déviation des eaux chargées sont très efficaces à combattre la Déseutrophisation mais je ne suis pas sure si le coût long terme vaut l'investissement. Et en vue seulement économique le coût de déseutrophisé un grand lac peut coûter très cher , et le temps que la vie se redéveloppe pendrait du temps, donc la pêche serait arrêté pour quelques années suivant la Déseutrophisation. Selon moi, je crois pas que ça pourrait valoir le coût, c'est pour ça que le lac Érié n'a pas été épuré et ce n'est qu'en 2018 ouu ils ont commencé à faire des plans pour réduire les émissions de phosphore dans le lac, et non d'y intervenir.

Source: https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/protection-grands-lacs/plan-action-visant-reduire-phosphore-lac-erie.html

Merci pour tes réponses
Alexandre

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Message  StephenS1 le Sam 18 Mai 2019 - 22:33

ClaireS1 a écrit:Bonjour Stephen,
Je suis en effet d'accord avec ta définition du terme idéal par rapport à la situation d'eutrophisation des lacs. Je comprends mieux maintenant pourquoi vous parliez des avantages qui pourraient être retirés des algues, car il est très compliqué de s'assurer en tout temps qu'un lac ne soit pas ponctuellement en train de subir une eutrophisation, et de contrôler ce phénomène. Alors, quelles mesures penses-tu qu'il faudrait prendre pour informer les populations? Penses-tu qu'il faut instaurer certaines règles ou lois pour s'assurer de protéger nos lacs?
Merci!
Claire Lorenzo,1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Rebonjour Stephen,
Merci de la clarification. Je suis d'accord que les utilisations que vous avez proposées sont en effet plus convenables pour les lacs qui ne sont pas en état critique. Cependant, pour ceux qui le sont, pensez-vous qu'une restauration des lacs est complètement possible? (revenir à un état idéal)
D'autre part, est-ce que vos deux méthodes sont combinables? Je veux dire, pouvons nous traiter chimiquement les lacs en utilisant cependant pour notre intérêt une partie des algues? Cela pourrait être une bonne solution de compromis si l'on veut limiter les traitements chimiques.
Merci!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?

Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




Salut Claire,
Biensur, le traitement efficace d'un lac eutrophisé peut permettre celui-ci de revenir à un état idéal, il y a de nombreux exemples de cours d'eau qui étaient pollués ou eutrophisés et qui grâce au lagunage de station d'épuration, sont purifiés et aptes à la consommation par les populations. Néanmoins, cela n’empêche pas des phénomènes d'eutrophisation ponctuels de se produire. Encore pour l'exemple du Lac Erie, l'Institut national des sciences océaniques et atmosphériques aux États-Unis affirme que les fortes pluies du printemps rendent plus probable une prolifération importante d'algues dans l'ouest du lac Érié cette année.
Les experts prévoient une hausse de cette prolifération par rapport à l'an dernier, alors que l'éclosion était relativement légère, mais serait moins importante qu'en 2011 et 2015. ( voir https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169548/davantage-dalgues-dans-le-lac-erie-en-2019 ) Selon Radio-Canada. Cela est du au fort ruissellement de phosphore de mars à juillet des terres agricoles dans la rivière Maumee.
Le lac est pourtant déseutrophisé et la vie y a repris, mais l'eutrophisation peut continuer. Ainsi, il faut qualifier ''idéal'' dans ta question. Car je pense qu'on peut qualifier d''idéal'' tous lacs ou tous biotopes qui reste naturel, en équilibre, sans intervention conséquente de l'Homme. Ici, le lac est de nouveau exploité, mais il est dans un état de risques auxquels il faut faire attention.
Pour ma part, je pense que la meilleure intervention serait une intervention chez l'Homme : réduire considérablement la pollution et les quantités de phosphore et d'azote utilisés. Combiné au lagunage qui crée de la biodiversité, et les algues.

Stephen Amany, 1S1

Re salut Claire,
Je pense que des mesures pour sensibiliser les populations seraient plus utiles que les prévenir. Les populations ont déjà conscience des choses; journaux, presse, radio, l'information partout ( cela fait plus de 30 ans que la santé du Lac Erie est au cœur des sujets de l'Ontario ). Aussi les populations le vivent : des toxines qui pourraient provenir d'une prolifération d'algues bleu-vert dans le lac Érié ont été détectées dans le système d'eau potable de Toledo en Ohio. Les autorités ont émis un avertissement aux résidents pour leur dire de ne pas boire l'eau du robinet et le gouverneur de l'État a déclaré l'état d'urgence. ( De Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/678767/toledo-erie-toxines ).
Ainsi il faut plutôt sensibiliser les populations qui font face à cela, et même les autres. Des actions et des lois mises en place, comme je l'ai dit plutôt ( plan Canada-Ontario, Objectifs du Millénaire pour le Lac Erie... ); les agriculteurs agissent aussi.
Et depuis 2012, le Fonds d'action communautaire pour la protection des Grands Lacs a attribué 1,7 million de dollars à 80 projets portant sur le bassin hydrographique du lac Érié. Ces projets ont permis :
- de mobiliser plus de 4 500 jeunes et étudiants, ainsi que plus de 5 000 bénévoles;
- de restaurer ou d'améliorer 4,3 km2 (plus de 1 000 acres) de terres et de terres humides;
- de planter plus de 100 000 arbres et arbustes le long de zones riveraines et des eaux d'amont.
Ainsi faire intervenir des jeunes, des écoles, des habitants, est un excellent moyen d'agir et de sensibiliser :chacun prend conscience de son écoresponsabilité.

StephenS1
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Message  StephenS1 le Sam 18 Mai 2019 - 23:45

Gabrielle1S1 a écrit:Bonsoir Maxime et Stephen,
Merci pour votre article fort clair et structuré qui présente très bien les causes, les conséquences, et les solutions possibles au phénomène d'eutrophisation.
Cependant, vous dites que la grande majorité des solutions proposées sont à titre curatifs et non préventifs. En effet, il est vrai que beaucoup de solutions sont mises en place au stade eutrophe, par exemple l'engagement de bénévoles pour enlever de l'eau les algues. Par contre, il existe aussi des solutions préventives telles que l'application de lois qui réduisent l'utilisation massive de ces éléments. En France par exemple, les phosphates sont interdits dans les lessives depuis le 1er juillet 2007.
Ne pensez-vous pas que des solutions préventives, qui permettraient de limiter/réguler le taux de phosphore et d'azote dans l'eau, seraient plus efficaces? Elles permettraient non seulement de préserver directement les eaux, qui n'auraient pas à passer par le processus dangereux de l'eutrophisation (ou du moins de façon moins extensive), et de faciliter la tache des bénévoles qui doivent enlever des algues à n'en plus finir.
Merci beaucoup,
Bonne soirée!
Gabrielle Osana 1S1

Salut Gabrielle,
Le résultat dont tu parlais auquel on serait mené avec des mesures préventives qui selon toi serait plus efficace est bien celui que nous voudrions aussi mais ce que tu dis me semble plus facile à dire par rapport à la réalité. Tu dis que des mesures préventives seraient plus efficaces que des mesures curatives. Il est dur de comparer avec le même terme d'''efficacité'' des mesures qui n'agissent pas en même temps. Certainement des mesures préventives permettraient d'éviter l'eutrophisation ou la réduire et tu me diras ''prévenir est mieux que guérir''; néanmoins s'il y avait eu ces mesures auparavant ( je pourrais dire qu'elles n'étaient pas assez efficaces ), on n'en serait sûrement pas là aujourd'hui. A l'heure actuelle le gouvernement doit agir pour assainir les eaux. Économiquement, prévenir est mieux que déseutrophiser ( je t'invite à voir mon message à Claire,  je donne des chiffres ) mais  présentement nous sommes dans tous les cas obligés de prendre des mesures curatives et agissant cela crée des mouvements; c'est donc la même action que prévenir à la seule différence que ça peut être plus marquant : on prend plus conscience d'une chose que lorsqu'elle nous a personnellement affecté, tu ne crois pas?. ( encore une fois tu peux voir mon message à Claire ) Et des mouvements qui sont nés il y a des années continuent encore aujourd'hui et resteront encrés dans le futur.
Je pourrais faire l'analogie avec une maladie : mieux vaut se couvrir assez, manger sainement, dormir assez etc... pour être en bonne santé et on se porte forcément mieux ainsi mais après avoir guéri on devient plus résistant  et même si on ne voulait pas tomber malade on fait plus attention après!

Stephen, 1S1

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L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter Empty Re: L’eutrophisation, un nouvel enjeu environnemental à redouter

Message  ClaireS1 le Sam 18 Mai 2019 - 23:52

Salut Stephen,
Merci pour ta réponse et tes exemples, je pense que tu as raison que cette situation devrait être expliquée plus en détail aux populations affectées ou impliquées, encore plus qu'elles le sont maintenant.
Merci beaucoup!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour Stephen,
Je suis en effet d'accord avec ta définition du terme idéal par rapport à la situation d'eutrophisation des lacs. Je comprends mieux maintenant pourquoi vous parliez des avantages qui pourraient être retirés des algues, car il est très compliqué de s'assurer en tout temps qu'un lac ne soit pas ponctuellement en train de subir une eutrophisation, et de contrôler ce phénomène. Alors, quelles mesures penses-tu qu'il faudrait prendre pour informer les populations? Penses-tu qu'il faut instaurer certaines règles ou lois pour s'assurer de protéger nos lacs?
Merci!
Claire Lorenzo,1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Rebonjour Stephen,
Merci de la clarification. Je suis d'accord que les utilisations que vous avez proposées sont en effet plus convenables pour les lacs qui ne sont pas en état critique. Cependant, pour ceux qui le sont, pensez-vous qu'une restauration des lacs est complètement possible? (revenir à un état idéal)
D'autre part, est-ce que vos deux méthodes sont combinables? Je veux dire, pouvons nous traiter chimiquement les lacs en utilisant cependant pour notre intérêt une partie des algues? Cela pourrait être une bonne solution de compromis si l'on veut limiter les traitements chimiques.
Merci!
Claire Lorenzo, 1S1
StephenS1 a écrit:
ClaireS1 a écrit:Bonjour,
J'ai beaucoup apprécié votre article car il est très bien écrit et vous amenez le sujet de manière intéressante et vraiment complète. Cependant, j'ai quelques questions à vous poser.
D'une part, vous parlez du fait qu'en surveillant certains certains lacs, les gouvernements peuvent faire des interventions si l'eutrophisation devient trop importante. Quels types d'interventions parlez vous? Serait-ce les traitements chimiques dont vous parlez plus tard? Avez-vous des exemples où ces interventions ont fonctionné, ou non?

Ensuite, vous posez la question de s'il est vraiment nécessaire de stopper l'eutrophisation. Or, vous avez mentionné en introduction que certaines étendues d'eau deviennent dépourvues de vie animale à cause de ce processus. Je conviens que la forte présence d'algues peut être diminuée et utilisée ailleurs (comme vous l'avez dit, pour la biomasse ou l'agriculture), mais ne pensez-vous pas que l'élimination de certaines espèces dans différents cours d'eau est un grand problème? À grande échelle, cela pourrait causer la mise en danger d'extinction de certaines espèces rares, voire même leur extinction!
Merci, et très bon article!
Claire, 1S1

Bonjour Claire, désolé pour cette réponse tardive! Pour les interventions, cela comprend en effet les interventions chimiques mais également d’autres moyens techniques tels que le la technique du lagunage, qui consiste en une épuration de l’eau en créant des bassins de rétentions artificiels avec des plantes telles que des roseaux qui pourront ‘’filtrer’’ l’eau en absorbant les nutriments en trop grand quantité et de façon graduelle mais lente, assainir l’eau.
En plus de cela, les gouvernements peuvent prendre des mesures; ainsi dans l’exemple du Lac Erie, pour réduire de 40 % d’ici 2025 les concentrations de phosphore dans les bassins ouest et centre du lac Érié, un objectif établi aux termes de la Loi sur la protection des Grands Lacs : réduire le phosphore;
- assurant la mise en place de politiques, de programmes et de lois efficaces;
- améliorant la base de connaissances générales sur l’environnement;
- éduquant pour accroitre la sensibilisation
- restaurant les terres humides naturelles;
- limitant les déversements provenant des rejets des usines municipales de traitement des eaux d’égout;
- encourageant l’utilisation de techniques efficaces pour garder le phosphore sur les terres agricoles et hors des bassins hydrographiques
Alors qu’il était eutrophisé en état critique, il a pu être sauvé et des espèces y ont repris vie. Enfin, l’eutrophisation est un problème majeur pour la biodiversité, mais nos idées d’exploitations s’appliqueraient à des lacs oligotrophes ou semi-mésotrophe, donc dans un état non critique, afin de justement l’éviter.




Salut Claire,
Biensur, le traitement efficace d'un lac eutrophisé peut permettre celui-ci de revenir à un état idéal, il y a de nombreux exemples de cours d'eau qui étaient pollués ou eutrophisés et qui grâce au lagunage de station d'épuration, sont purifiés et aptes à la consommation par les populations. Néanmoins, cela n’empêche pas des phénomènes d'eutrophisation ponctuels de se produire. Encore pour l'exemple du Lac Erie, l'Institut national des sciences océaniques et atmosphériques aux États-Unis affirme que les fortes pluies du printemps rendent plus probable une prolifération importante d'algues dans l'ouest du lac Érié cette année.
Les experts prévoient une hausse de cette prolifération par rapport à l'an dernier, alors que l'éclosion était relativement légère, mais serait moins importante qu'en 2011 et 2015. ( voir https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1169548/davantage-dalgues-dans-le-lac-erie-en-2019 ) Selon Radio-Canada. Cela est du au fort ruissellement de phosphore de mars à juillet des terres agricoles dans la rivière Maumee.
Le lac est pourtant déseutrophisé et la vie y a repris, mais l'eutrophisation peut continuer. Ainsi, il faut qualifier ''idéal'' dans ta question. Car je pense qu'on peut qualifier d''idéal'' tous lacs ou tous biotopes qui reste naturel, en équilibre, sans intervention conséquente de l'Homme. Ici, le lac est de nouveau exploité, mais il est dans un état de risques auxquels il faut faire attention.
Pour ma part, je pense que la meilleure intervention serait une intervention chez l'Homme : réduire considérablement la pollution et les quantités de phosphore et d'azote utilisés. Combiné au lagunage qui crée de la biodiversité, et les algues.

Stephen Amany, 1S1

Re salut Claire,
Je pense que des mesures pour sensibiliser les populations seraient plus utiles que les prévenir. Les populations ont déjà conscience des choses; journaux, presse, radio, l'information partout ( cela fait plus de 30 ans que la santé du Lac Erie est au cœur des sujets de l'Ontario ). Aussi les populations le vivent : des toxines qui pourraient provenir d'une prolifération d'algues bleu-vert dans le lac Érié ont été détectées dans le système d'eau potable de Toledo en Ohio. Les autorités ont émis un avertissement aux résidents pour leur dire de ne pas boire l'eau du robinet et le gouverneur de l'État a déclaré l'état d'urgence. ( De Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/678767/toledo-erie-toxines ).
Ainsi il faut plutôt sensibiliser les populations qui font face à cela, et même les autres. Des actions et des lois mises en place, comme je l'ai dit plutôt ( plan Canada-Ontario, Objectifs du Millénaire pour le Lac Erie... ); les agriculteurs agissent aussi.
Et depuis 2012, le Fonds d'action communautaire pour la protection des Grands Lacs a attribué 1,7 million de dollars à 80 projets portant sur le bassin hydrographique du lac Érié. Ces projets ont permis :
- de mobiliser plus de 4 500 jeunes et étudiants, ainsi que plus de 5 000 bénévoles;
- de restaurer ou d'améliorer 4,3 km2 (plus de 1 000 acres) de terres et de terres humides;
- de planter plus de 100 000 arbres et arbustes le long de zones riveraines et des eaux d'amont.
Ainsi faire intervenir des jeunes, des écoles, des habitants, est un excellent moyen d'agir et de sensibiliser :chacun prend conscience de son écoresponsabilité.

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