L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  GabrielS1 le Lun 27 Mar 2017 - 12:06

L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES
DANS LE MONDE

Par Tchekemian Gabriel et Meklati Lotfi

Mots clés : L'eau, développement durable, dessalement, répartition des ressources.


"Selon la FAO, près de 2,1 milliards de personnes vivent dans les régions arides du monde entier et quelques 260 millions, dont la plupart vivent en zones rurales, n'ont pas accès à l'eau potable "
Citation de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO
"J'adore l'eau... Dans 20-30 il n'y en aura plus."
Citation de Jean-Claude Van Damme

    Notre planète, que nous surnommons la planète bleue, est ainsi appelé du fait que ¾ de sa surface est recouverte d'eau. Mais de toute l'eau présente sur la Terre, seules 0,003% de cette eau est douce et potable, soit 45 000 kilomètres cubes.
   Malheureusement ces ressources en eau sont mal réparties, avec 9 pays qui se partagent à eux seuls un débit annuel d'eau représentant 60% du débit annuel mondial. D'autres pays au contraire souffrent d'une consommation bien en dessous de la moyenne, comme la plupart des nations de l'Afrique qui souffrent d'un climat désertique.



    L'eau douce est principalement utilisée par l'agriculture, à hauteur de 70%. Les 30% restant sont eux consommés pour des usages domestiques et industriels.
    La demande en eau vient donc de l'agriculture, mais elle n'est pas toujours remplie. Ainsi, il existe des régions dans le monde dans lesquels la demande en eau dépasse les ressources disponibles, on parle alors de "stress hydrique". On octroie à cette notion une consommation en eau  inférieure à 1700 mètres cubes d'eau. Les pays qui souffrent de cette pression de l'eau sont notamment les trois quarts des habitants des pays arabes (Moyen-Orient) qui vivent en dessous du seuil de pénurie établi, lui, à 1 000 m3 par an, et près de la moitié se trouvent dans une situation extrême avec moins de 500 m3 comme en Egypte ou en Lybie.
 
    Un des plus grands enjeux de notre siècle est donc lié à l'approvisionnement en eau et en nourriture d'une population humaine estimée à 9 milliards en 2050. Selon la plupart des organisations internationales, comme l'ONU ou la FAO, réussir à limiter la consommation d'eau en développant de nouvelles techniques agricoles ou en recyclant l'eau est un point de passage obligatoire pour assurer la prospérité de l'humanité, particulièrement en ces temps difficiles où l'appréhension dû aux changements climatiques et aux changements des régimes hydrologiques, des catastrophes naturelles, nous pressent et nous poussent à agir le plus vite possible.
    Ainsi, depuis le début du siècle, de nombreuses initiatives, et réunions d'acteurs internationales, liées à l'agriculture et la gestion de l'eau ont vu le jour, avec par exemple le GFFA (Global Forum for Food and Agriculture) qui s'est tenu à Berlin à la fin janvier cette année, ponctué par la réunion des ministres de l'agriculture de 83 pays regroupés pour le forum à l'occasion du G20, avec pour thème : «L'agriculture et l'eau - les clés pour nourrir le monde».

Comment assurer l'avenir de la planète par rapport à l'eau et à sa consommation?

Les conséquences du stress hydrique :

    L'eau est la source primaire de la vie qui contribue à la fois à nos besoins naturels mais aussi à nos besoins dans la vie du quotidien (toilettes, douches, etc..). Il est donc évident que le manque d'eau entraine des conséquences à la fois sur le vivant mais aussi sur tout ce qui entoure le domaine du vivant.
    Pour tenter de combler le manque d'eau potable, les pays qui souffrent du stress hydrique ont tenté de combler leurs besoins en eau en exploitant les ressources d'eau fossiles grâce au pompage intensif des ruisseaux, des rivières mais également des aquifères (roches souterraines saturées qui stockent l'eau en grande quantité durant de longues périodes). Cette initiative était au départ considérée comme l'unique solution au manque d'eau, permettant ainsi de rehausser le besoin en eau des habitants et de la production agricole. Toutefois la quantité d'eau des nappes phréatiques n'est pas illimitée et peut être facilement contaminée, son exploitation n'a cependant pas cessé d'augmenter en même temps que sa consommation ce qui a poussé les pays utilisant cette solution à vite dépasser les limites définies au moment du début de l'exploitation des nappes phréatiques. On parle alors d'une irrigation excessive, créant ainsi des déséquilibres sur le plan économique (désordre dans la production agricole).
    Nous pouvons prendre pour exemple le cas de l'Arabie Saoudite qui a mis en place, dès les années 70, un système d’irrigation agricole à grande échelle pour permettre d’accéder à son indépendance alimentaire. La consommation des ménages s'est alors vue augmentée grâce à la hausse de la production en céréales. Néanmoins après 20 ans d’indépendance au blé, l’Arabie Saoudite prévoit de mettre fin à la culture du blé dans les 3 ans à venir, dû à la surexploitation des eaux fossiles, et devra multiplier les importations de céréales pour compenser le manque et toujours assurer les besoins du peuple.
De plus, l'irrigation excessive peut engendrer des risques de glissements de terrains ainsi que des inondations, ce qui accentue les entrées de sel et qui rend l'eau souterraine équivalente à celle de l'eau de mer; l'eau devient donc non propre à la consommation et ne peut pas être utilisée pour l'agriculture. Les prélèvements excessifs ont le même effet. Ainsi, la surconsommation de l'eau a des retombées négatives sur la source et sur la destination.
    De la même manière, avec l’élévation du niveau de la mer, des grandes villes voient la qualité de l’eau douce de leurs aquifères menacée par les entrées de sel, notamment Shanghaï, en Chine, et Dacca, au Bangladesh. Mais aussi, des îles du Pacifique comme Tuvalu et Samoa sont contraintes d’importer de plus en plus d’eau douce et la pénétration de sel représente une inquiétude pour les régions méditerranéennes françaises.
    L’Inde est un bon exemple de consommation de l'eau non viable dans le temps. Entre 1960 et 2000, le nombre de puits du pays est passé de moins de 1 million à 19 millions. La surutilisation de l'eau a certes permis d'augmenter la productivité agricole et de réduire le niveau de pauvreté, mais cette politique de consommation de l'eau se paie aujourd’hui non seulement par une pénurie en eau, entraînant des pannes d'électricité dû au non-fonctionnement des centrales thermiques en absence d'eau, mais également par une pollution de l'eau restante.

Les solutions:

    Aujourd'hui, beaucoup de pays, de groupes internationaux et d'experts en divers domaines se penchent sur la question de l'eau, et alarment les gouvernements et les populations à ce sujet. On peut citer toute les initiatives de la FAO et de ONU-Eau, ou celles prises lors des grandes réunions internationales comme le G20, le G5, les COP20 et 21. On aboutit ainsi à une grande prise de conscience depuis une trentaine d'années, avec par exemple l'instauration de la journée mondiale de l'eau tout les 22 mars
    On pourrait se dire que régler le manque d'eau, c'est pas la mer à boire. Alors, oui... mais non !
   L'une des principales solutions imaginées consiste à exploiter l'eau des océans, présente en abondance sur notre Terre bleue. En effet, il suffirait de retirer le sel de l'eau pour qu'elle devienne consommable, la salinité étant le principal problème de l'eau non potable. Des procédés de dessalement de l'eau ont donc été mis en place dans de nombreux pays; à l'aide, tout d'abord, d'un procédé thermique que l'on nomme distillation. Il s’agit de la première technique historiquement utilisée dans le dessalement de l’eau (on la retrouve notamment durant l'Antiquité au IIIe siècle avant J-C), elle est d'ailleurs considérée comme étant la plus simple puisqu'elle consiste à évaporer l'eau de mer avec de la chaleur avant de la recondenser en retirant le sel. Cette technique a donc l'avantage de créer une eau très pure dessalée mais a pour désavantage de consommer une grosse quantité d'énergie, en effet on estime qu'il faudrait 15 kWh pour produire un mètre cube d'eau dessalée. La facture en électricité risque d'être salée!  What a Face
    La distillation est donc une technique très simple mais elle coûte alors très cher à mettre en place, c'est donc dans l'initiative d'économiser de l'énergie (et de l'argent) et grâce à une technologie plus complexe que l'on a mis en place la technique de l'osmose inverse.
   Cette technique consiste à purifier de l'eau contenant des matières en solution par un système de filtrage très fin qui ne laisse passer que les molécules d'eau en effectuant une double pression osmotique. Cette technique a pour avantage de consommer beaucoup moins d'énergie que la distillation puisqu'il suffit d'uniquement 5kWh pour traiter un mètre cube d'eau contre 15 kWh pour le procédé thermique (soit 3 fois moins d'énergie). De plus, l'osmose inverse octroie est une technique qui peut être exploitée à grande échelle,  ce qui permettrait une production beaucoup plus importante. C'est le cas en Israël avec l'usine d'Ashkelon, considérée comme l'une des plus grandes usines de dessalement par osmose inverse, qui traite plus de 320 000 mètres cubes d'eau salée par jour.
 
Usine de dessalement d’eau de mer qui utilise la technique de l’osmose inverse (Gilles Morvan, ingénieur en procédés de dessalinisation et process. Responsable ingénierie de la sté Odmer)

    On estime que l'osmose inverse gagne de plus en plus de parts de marchés dans le monde et tend de plus en plus a remplacer la distillation. Néanmoins, même si cette technique n'exploite que très peu d'énergie, elle nécessite tout de même des ressources fournies par des combustibles fossiles qui libèrent malheureusement des particules polluantes pour l'atmosphère, on y retrouve notamment du dioxyde de carbone (CO2), des oxydes de soufre et d'azote ainsi que des particules solides. Par exemple, d'après une estimation sur un système de production espagnol, il rejetterait 680 grammes de CO2 par mètre cube d'eau dessalée, ce qui, pour une production de plusieurs millions de mètres cubes par jour, se traduirait par l'émission dans l'atmosphère de plusieurs milliers de tonnes de CO2 par jour. Cela représente une pollution atmosphérique pouvant beaucoup affecter l'équilibre environnemental de l'atmosphère, et qui est contraire aux principes de développement durable.

    D'autres parts, la réutilisation des eaux usées est également souvent évoquée comme solution au problème de l'eau. Le principe est de récupérer les eaux usées d'une ville, riche en phosphore et en azote qui font office d'engrais, après l'élimination des produits chimiques nocifs présents. Les eaux usées des villes ne polluent plus autant les cours d'eau dans lesquels elles sont rejetées, et les agriculteurs environnants ne consomment pas une eau potable, mais une eau servant d'engrais. Les avantages de cette technique profite donc et à la ville et aux agriculteurs.
    Les techniques de culture aussi peuvent être améliorées, avec beaucoup de techniques d'hydroculture, ou culture hors sol. On peut ainsi évoquer l'hydroponie, dont le principe est de faire pousser les plantes dans des substituts à la terre, et d'apporter les nutriments et l'eau à travers des tuyaux dans lesquels baignent les racines des plantes. La plante ne prend ainsi que l'eau nécessaire à son développement et le reste est récupéré. De plus, à l'inverse de l'arrosage dans les cultures en sol, il n'y a pas de pertes d'eau par évaporation ou par infiltration en profondeur. La consommation en eau pour un nombre donné de plants dans un environnement de culture utilisant l'hydroponie est 90% inférieure à celle d'une culture en sol pour le même nombre de plants . De la même manière, l'aéroponie dispense l'eau et les nutriments sous forme vaporisée.
 
Dispositifs d’hydroponie et d’aéroponie
    Les avantages sur la culture en sol sont les mêmes que pour l'hydroponie, avec une économie d'eau non pas de 90% mais de 98% et sans utilisé de substituts à la terre. Outre cela, ces 2 techniques prennent également moins d'espace, permettant un meilleur rendement, particulièrement pour l'aéroponie qui n'a même pas de  problèmes de sens d'écoulement de l'eau. On a ainsi des solutions qui régleraient à la fois les problèmes de surconsommation de l'eau, tout en solutionnant les problèmes d'espace en créant la possibilité d'empiler les cultures. Avec l'aquaponie, on retrouve également cette volonté de produire beaucoup dans un espace réduit: on a une combination de l'aquaculture et de l'hydroponie, l'eau et les excréments des poissons servant de fertilisant aux plantes cultivés en hydroponie.



Conclusion:
 L'eau est une ressource mal répartie et déjà surconsommée. À l'avenir, avec des besoins encore plus étendus, assurer la disponibilité de l'eau à tout moment et pour tout le monde est un des grands enjeux de notre siècle, car nourrir et alimenter en eau les besoins agricoles, industriels et domestiques d'une population de 9 milliards d'êtres humains nécessitera de transformer l'agriculture particulièrement, afin d'arriver à un rythme de consommation soutenable par les sources d'eaux, qui changeront elles aussi, et espérons qu'elles le fassent avant l’assèchement des sources d'eaux souterraines non renouvelables. Mais heureusement, la NASA a trouvé de l'eau sur Mars!   Cool





SOURCES :
http://www.teteamodeler.com/ecologie/developpement-durable/ressources/eau/eau-pays.asp
http://planeteviable.org/repartition-eau-sur-terre/
http://www.archipel.uqam.ca/1414/1/M10451.pdf
http://ihp-wins.unesco.org/
http://www.gffa-berlin.de/en/global-forum-for-food-and-agriculture-2017/
http://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2015/03/20/la-crise-de-l-eau-illustree-en-5-graphiques_4597592_1652731.html#mOi24ZeDYzx0HHYU.99
http://www.mediaterre.org/international/actu,20170120092502.html
http://www.fao.org/news/story/fr/item/463471/icode/
http://www.fao.org/nr/water/art/2011/flash/recyclingsociety/index.html
http://www.fao.org/news/story/fr/item/463797/icode/
https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/21252030%20Agenda%20for%20Sustainable%20Development%20web.pdf
https://sustainabledevelopment.un.org/topics/water/unsgab
https://sustainabledevelopment.un.org/HLPWater
http://www.fao.org/3/a-i5604e.pdf
http://www.fao.org/nr/water/topics_scarcity_framework.html
http://www.fao.org/news/story/fr/item/463874/icode/
avatar
GabrielS1
Utilisateur

Messages : 13
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : ici

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  VictorS1 le Mer 19 Avr 2017 - 18:48

Bonjour Lofti et Gabichou Smile

Tout d'abord félicitations pour un article aussi complet et clair. On voit que votre travail de recherche était très sérieux (surtout d'après la deuxième citation).
En lisant je me suis posé une question. Vous décrivez d'abord différentes manières de purifier l'eau, et passez ensuite à des moyens de l'économiser et de la réutiliser.
Mais selon vous, laquelle de ces 2 options serait la meilleure si vous ne pouviez n'en choisir qu'une?
Si vous prenez l'option purification: quelle est selon vous la méthode la plus favorable au long terme (entre l'osmose inverse et le dessalement)?
Si vous prenez l'option économie et réutilisation: dans quel champ faudrait-il se concentrer le plus lorsque l'on parle d'économie d'eau? Dans notre utilisation de tous les jours? Ou dans les grands secteurs consommateurs d'eau tels que l'élevage de bovins ou l'agriculture intensive?
Finalement, pensez-vous que pour les pays en voie de développement d'Afrique qui sont en stress hydrique, que ces deux options en soient vraiment dans leurs cas? Ils ne consomment déjà pas beaucoup d'eau par personne, aucun grand secteur absorbe la majorité de l'eau, et ces pays n'ont pas forcément assez d'argent pour investir dans les nouvelles technologies de pointe dans la purification de l'eau. Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance (et désolé pour la grande charge de questions, mais j'ai vu que personne n'osait commenter votre article et j'ai pris pitié ^^),
Victor
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  RamziS2 le Jeu 20 Avr 2017 - 18:30

Bonjour,

Pour ce qui est de l'hydroponie et de l'aquaculture, vous n'avez évoquer que les avantages que ces solutions apportaient, qu'en est il réellement ? De la même manière sont elles viables, suffisantes, et à long terme pour les pays en manque d'eau. J'aimerais plus de précision sur le sujet.

RamziS2
Utilisateur

Messages : 12
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

réponse du groupe de Lotfi et Gabriel à Victor et Ramzi

Message  GabrielS1 le Jeu 20 Avr 2017 - 19:11

Bonjour, et merci pour vos questions, auxquelles j'essaierais de répondre simultanément.

Je pense que la meilleure solution pour répondre à la demande en eau, de nos jours, serait d'économiser l'eau, car les techniques de purification de l'eau sont certes viables, mais elles restent chères à mettre en place, et ne pourrait pas répondre à la demande en eau dans la majorité des pays, qui n'aurait pas les ressources économiques pour pouvoir supporter la mise en place et l'entretien d'usines de purification de l'eau par dessalement ou par osmose inverse, qui sont aujourd'hui les techniques les mieux développés. (je vous invite à aller consulter l'article sur le dessalement qui devrait répondre à vos questions quand à viabilité sur le long terme des techniques de dessalement actuelles). Ainsi donc, la purification est une solution impossible à mettre en place dans les pays d'Afrique, souvent en manque d'eau comme le soulignait Victor, et seuls des pays comme le Qatar ou les Émirats-Arabes-Unis sont capables de se reposer sur ces techniques pour la consommation d'eau nationale.

Ensuite, les techniques d'économie d'eau que nous avons mentionnés, il n'y a pas de défauts majeurs à notre connaissance. Toutefois, aucunes de ces techniques n'a été mise en place à grande échelle, mais théoriquement elles permettraient également de créer des plants de culture empilés, économisant ainsi également de l'espace (je ne parle ici que de l'aquaponie, l'hydroponie et l'aéroponie). Leur suffisance à long terme pour régler les problèmes d'eau est donc incertaine, mais elles devraient au moins permettre une baisse significative de la consommation d'eau, bien que ce ne soit pas prouvé.
La réutilisation des eaux usées impliquerait la mise en place d'usine de traitement de l'eau et d'un réseau d'égoûts, mais elle permettrait de faire des économies d'eau, de faire moins de traitements de l'eau du lieu de rejet des eaux usées précédent, et permettrait également la baisse de l'utilisation d'engrais chimiques, dont je vous laisse le soin d'apprendre les mauvais effets à travers les articles de nos camarades à ce sujet.
L'application de ces techniques devra se faire sur les gros postes de consommation d'eau (l'agriculture par exemple) pour avoir un poids sur la consommation d'eau, mais les appliquer à des échelles plus faibles est une bonne action pour l'environnement, et elle pourrait avoir une utilité significative si un grand nombre de personnes les adoptaient.
Enfin, la mise en place des techniques d'aquaponie et d'hydroponie serait possible dans les pays d'Afrique ou en manque d'eau, car elles ne nécessitent pas tant de rerssources, mais les pays en manque d'eau souffrent non pas d'un probléme de surutilisation de l'eau comme dans certains pays du Nord, mais d'un manque d'apprivisionnement global, dans tous les secteurs. La purification de l'eau par le dessalement permettrait une production d'eau et non plus seulement une économie d'eau, mais c'est aujourd'hui impossible à mettre en place dans les pays qui le nécéssitent le plus, en raison du grand coût des installations.
Je concluerais donc en disant que je pense que l'économie d'eau est une meilleure solution car le dessalement de l'eau est compliqué à mettre en place, mais sa viabilité sur le long terme et à grande échelle n'est pas certaine, et les pays en manque d'eau n'y trouverait pas leur compte. C'est donc la combination de ces 2 types de solutions qui aujourd'hui apporterait une réponse, au moins partielle, à la question de la surconsommation de l'eau.
J'espére avoir répondu exhaustivement à vos questionnements, mais n'hésitez pas à me le faire savoir si ce n'est pas le cas.
J'espére également (#teamzeugma pour ceux qui savent) que des nouvelles techniques de dessalement et de purification possibles mettre en place à moidres coûts surgissent dans les décennies à venir, car je pense que dans une trentaine d'années, selon les scénarios les plus pessimistes, les ressources en eau douce seront largement insuffisantes, et l'utilisation d'eau de mer traitée sera une des seuls possibilités restantes.
Gardez la banane, l'avenir n'est peut être pas si noir Cool
avatar
GabrielS1
Utilisateur

Messages : 13
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : ici

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  VictorS1 le Jeu 20 Avr 2017 - 21:33

Tout d'abord merci pour cette brique que vous appelez une réponse Gabriel et Lotfi ^^ .

J'avais une autre question. Si les pays en grand manque d'eau ne peuvent se la procurer, quelle est la meilleure solution pour eux d'après vous? Serais-ce de la distribution d'eau par des pays développés, ou des installations financées par des organisations internationales, ou une autre possibilité?
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  VictorS1 le Jeu 20 Avr 2017 - 22:36

Une autre question: dans le futur, il risque d'y avoir de nouvelles technologies moins couteuses et peut-être même à un pris affordable pour ces pays. Quel serait alors la meilleure solution?
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Eh oui ENCORE une question pour vous (c'est lourd non?)

Message  VictorS1 le Jeu 20 Avr 2017 - 22:43

Et finalement (je vous laisse répondre après), pour rejoindre en partie un sujet qui semble régner dans les débats de ce forum: dans un monde qui commence à s'organiser autour du concept de développement durable, trouvez-vous que ce domaine des ressources hydriques peut possiblement s'inscrire dans ce principe, ou en est-il complètement écarté (dû à une responsabilité trop pesante de nourrir tout le monde, côté donc social trop fort comparée aux deux autres piliers)?
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

RÉPONSE DU GROUPE DE LOTFI ET GABRIEL AUX QUESTIONS TRÈS PERTINENTES DE VICTOR

Message  LotfiS1 le Ven 21 Avr 2017 - 0:14

Bonsoir Victor Razz . Je souhaite tout d'abord te remercier pour nous avoir poser tes questions (j'aime quand on porte de l’intérêt à ce que je fais What a Face )

Premièrement, l'eau du milieu naturel (océans, lacs, nappes phréatiques, pluie, etc.) est un bien collectif. Ce qui veut dire qu'elle n'appartient à la fois à personne et à tout le monde. Les pays qui ne peuvent absolument pas s'en procurer (d'une manière autonome) doivent donc avoir recours au partage de l'eau des pays voisins. Ce partage est assuré grâce à des aménagements de "captage" qui consistent à capter l'eau, la traiter puis la transporter jusqu'aux sources. Cependant ces aménagement peuvent être très coûteux (surtout pour le traitement), il faudrait alors penser à assurer le financement de ces aménagements grâce à des réformes économiques (diminuer l'agriculture et laisser place à l'industrie dans le but d'en tirer profit économiquement).

En ce qui concerne ta deuxième question, en attendant cette fameuse solution technologique-miracle révolutionnaire, il conviendrait d'économiser au maximum cette ressource vitale qu'est l'eau, notamment dans le domaine de l'agriculture avec l'hydroponie (sachant que l'agriculture consomme 70% de l'eau potable), et d'exploiter au maximum les eaux usées (j'ai limite l'impression que tu n'as rien lu à notre article  tongue )

Et enfin, oui, le domaine des ressources hydriques s'inscrit dans le domaine du développement durable. C'est malheureusement une ressource qui ne peut pas être créer, qui est de plus en plus polluée et gaspillée. Il faut donc limiter au maximum son utilisation, néanmoins certains projets pour nourrir l'humanité, tels que les OGM, demandent beaucoup d'eau et sont malheureusement de plus en plus utilisés. L'avenir de l'eau est, comme tu l'as dis, malencontreusement mis de côté au profit au de la production. Notre société de consommation préfère alors se concentrer sur les problèmes de la demande du présent, en mettant de côté l'avenir de nos ressources.
avatar
LotfiS1
Utilisateur

Messages : 26
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Une autre question plus ou moins pertinente de Victor

Message  VictorS1 le Ven 21 Avr 2017 - 9:47

Bonjour Lotfi et Gabriel,

Merci pour votre réponse à mes longues questions (mais plus c'est long...). J'ai du mal m'exprimer pour ma deuxième question, mais vous avez réussi à répondre à mes interrogations.
Donc selon vous, la priorité est clairement d'économiser l'eau, et d'exploiter si possible l'eau usée (grâce à ces technologies mentionnées dans l'article). Y existe-t-il des occasions, ou des contextes dans lesquels ces 2 solutions ne peuvent s'appliquer (à part les pays pauvres en voie de développement comme déjà dit plus tôt dans le débat)?

Merci!
Victor
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  RamziS2 le Ven 21 Avr 2017 - 12:45

Salut, pouvez vous éclairer ce passage ?

''L'application de ces techniques devra se faire sur les gros postes de consommation d'eau (l'agriculture par exemple) pour avoir un poids sur la consommation d'eau, mais les appliquer à des échelles plus faibles est une bonne action pour l'environnement, et elle pourrait avoir une utilité significative si un grand nombre de personnes les adoptaient.''

Du coup les techniques on les applique à grande ou à faible échelle ???

Soyez plus clair :/

RamziS2
Utilisateur

Messages : 12
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Ajout à la question de Ramzi

Message  VictorS1 le Sam 22 Avr 2017 - 9:45

Bonjour Lot et Gab,

Pour rajouter à la question de Ramzi, j'aimerais vous demander si vous pensez qu'il serait facile de briser les gens de leurs habitudes et de les convaincre d'économiser et d'utiliser moins d'eau, ou si les gens seraient capables de se détacher de ces habitudes (grâce au vent de changement qui passe à travers le monde)?

Merci,
Victor
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

réponse à Ramzi et à Victor (encore :roll: )

Message  GabrielS1 le Sam 22 Avr 2017 - 13:33

Encore merci pour vos questions.
Les technologies d'économie d'eau doivent être utilisé sur les grands postes de consommation tel l'agriculture, qui représente la plus grande consommation d'eau. Elle pourrait aussi être mise en place à petite échelle, mais cela impliquerait des changements dans les habitudes d'un très grand nombre de personnes pour que ce soit intéressant, ce qui est possible mais difficile, même si comme le dit Victor, "un vent de changement passe à travers le monde', particuliérement avec la prise de conscience des problèmes liés à l'eau. Toutefois, les particuliers ont aujourd'hui un très faible poid, mais qui est en augmenetation. Bien évidemment, il faudrait appliquer des techniques d'économie d'eau à toutes les échelles, mais en priorité à grande échelle, le mouvement à petite échelle suivra, et il est déjà en train de prendre forme et de grossir.

Et pour la question particulière de Victor, tout pays qui n'est pas en manque d'eau peut mettre en place des systèmes d'hydroponie assez facilemement, et sauf les pays en manque d'eau dont le probléme est l'approvisionnement et pas l'économie, tous les autres pays peuvent à priori mettre en place quelques unes des technologies citées, aucun pays serait dans l'incapacité de le faire à notre connaissance.
avatar
GabrielS1
Utilisateur

Messages : 13
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : ici

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  VictorS1 le Sam 22 Avr 2017 - 15:40

Merci pour ta réponse Gabriel, elle correspond à ce que je cherchais à savoir.
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  NoorS2 le Dim 23 Avr 2017 - 0:15

Salut Gabriel et Lotfi!
Déjà, comment les nappes phréatiques se polluent?
Ensuite, vous parlez des techniques d’hydroponie, d’aéroponie et d’aquaponie. Ce sont des techniques de cultures hors-sol (en quelque sorte qui rendent les plantes indépendantes de la terre) donc toutes leurs ‘’conditions de vie’’ doivent être soigneusement contrôlées ! Donc, elles nécessitent d’être surveillées en permanence au niveau de leur température, de la lumière qu’elles reçoivent, de leur PH et de leur éléctroconductivité (concentration en engrais de la solution nutritive). Ces techniques nécessitent une grande utilisation d’engrais par rapport a la technique de culture sur terre car la terre apporte des éléments que l’eau seule n’apporte pas… Les installations doivent être très couteuses et par ailleurs, l’utilisation des lampes est indispensable donc ces techniques doivent impliquer de grandes consommations d’énergie. En plus, toutes les variétés de plantes ne sont pas adaptées à ce type de cultures… et les récoltes obtenues sont souvent fades…
Aussi, que deviennent les eaux récupérées ?
Bref, on peut peut-être reconsidérer l’efficacité de cette solution non ? On pourrait aussi chercher d’autres solutions d’économie des eaux…
Dans un endroit où il y a déjà de l’eau (pas comme dans certaines régions d’Afrique), je proposerais plutôt de construire une bonne fois pour toutes (parce que ça coute de l’argent) deux réseaux de canalisations et d’égout: un pour l’eau propre mais non potable et un autre pour l’eau potable. Cela éviterait aux habitants de faire la vaisselle dans une eau inutilement potable… et donc cela permettrait une grande économie d’eau, d’énergie et d’argent…

Merci! Smile

NoorS2
Utilisateur

Messages : 30
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Réponse à Noor

Message  GabrielS1 le Dim 23 Avr 2017 - 13:42

Merci pour ta question!
Premiérement, la pollution des nappes phréatiques vient du rejet dans des cours d'eau ou dans le sol de polluants (principalement industriels et agricoles, comme les engrais chimiques) qui s'infiltrent jusqu'aux nappes phréatiques, les polluant de ce fait.
La lumiére nécessaire aux plantes peut être naturellement apportée par le soleil, les feuilles des plantes étant le plus souvent directement exposées à la lumiére solaire, l'utilisation de lampes n'est donc absolument pas indispensable.
Le contrôle du milieu de vie est en effet un défi, mais l'utilisation d'engrais et de nutriment, qui ne viennent pas du sol mais doivent être apportés, restent plus faibles car il n'y a aucune perte, l'eau et les nutriments circulant dans un circuit fermé. Ainsi, les eaux non utilisées sont tout simplement réinjectées dans le circuit. L'installation n'est donc pas si coûteuse pour tous les avantages qu'elle présente, particuliérement en termes d'économie d'eau et de nutriments. La plupart des variétés de plantes à notre connaissance peuvent être compatibles, et cela n'est pas un obstacle à l'utilisation de cette technique. Et pour la fadeur des récoltes, je n'ai pas connaissance de ce problème, selon nos sources les récoltes sont d'aussi bonne qualité.
Enfin, nous avons éliminé l'idée d'un double réseau de distribution d'eau, car selon les estimations que nous avons pu voir, les coûts d'installation et de maintenance en font une solution très peu intéréssante, sur le plan économique et énergétique, ce qui ne compense pas les avantages en termes d'économie d'eau. Et puis, quelle eau tu voudrais mettre quelle eau, qui soit non potable, dans le deuxiéme réseau de distribution d'eau ?
avatar
GabrielS1
Utilisateur

Messages : 13
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : ici

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  NoorS2 le Dim 23 Avr 2017 - 20:00

Salut Gabriel et Lotfi!

      Merci pour votre réponse concernant la pollution des nappes phréatiques.
Par ailleurs, je pense que l’utilisation de lampes est très fréquente car ces techniques doivent être utilisées dans les pays (développés) dans lesquels les conditions de température et de luminosité ne sont pas propices à faire pousser des plantes variées, non?

      Ensuite, vous avez dit que les eaux utilisées pour cette technique étaient rechargées en engrais et que celles qui n’étaient pas utilisées étaient par la suite réintégrées au circuit. Or, les engrais contiennent des substances souvent toxiques et des nitrates (forme minérale de l’azote) et ceux-ci sont dangereux pour la santé et difficiles à évacuer de l’eau. Donc à quoi sert-il d’utiliser des solutions visant à utiliser une eau riche en phosphates et en azote pour la débarrasser de ces éléments, tout en la rechargeant d’engrais? A la fin, ne serait-elle pas autant voire plus chargée de ces éléments ?

      Concernant la solution des deux canalisations : elle est peut-être très chère, mais elle doit être rentable sur le long terme je pense… car l’hydroponie nécessite des contrôles et une surveillance permanente, et une simple panne de courant ou une ‘’erreur d’inattention’’ suffirait à ruiner une récolte non?                                                                                                                                  
     Les eaux usagées des villes et certaines eaux de surfaces sont contaminées par les nitrates et par les phosphates à cause de la pollution domestique ou agricole car les agriculteurs étendent du lisier et des engrais chimiques (contenant des nitrates, indispensables à la croissance des plantes) sur leurs cultures. Dans le cadre de la solution des deux réseaux de canalisations, il faudrait comme pour les techniques de l’hydroponie, débarrasser une certaine quantité d’eau de ses substances toxiques. Après, les ménages pourraient faire leur vaisselle (etc…) dans cette eau chargée en nitrates car ils ne sont que dangereux quand nous les ingurgitons. Aussi, cette eau chargée en nitrates pourrait servir aux agriculteurs qui n’ont pas de lisier à étendre sur leurs cultures. Ils pourraient alors les arroser en les ‘’nourrissant’’ de nitrates. Le traitement des nitrates présents dans l’eau étant très coûteux et demandant beaucoup d’énergie, cette solution serait une économie d’eau, d’énergie et d’argent, non? Que pensez-vous maintenant de cette solution?

Merci!  Very Happy

NoorS2
Utilisateur

Messages : 30
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Une AUTRE question...

Message  VictorS1 le Dim 23 Avr 2017 - 22:13

Bonsoir Gabriel et Lotfi,

Votre ouverture à propos de l'eau sur Mars (une bonne blague par ailleurs) m'a fait penser. Pensez-vous que les gouvernements investissent trop d'argent dans certains domaines, qu'ils pourraient déplacer dans le domaine de l'aide pour l'accès à l'eau à leur propre pays ou même aux pays en voie de développement?

Merci,
Victor
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  RamziS2 le Sam 29 Avr 2017 - 13:32

Salut, j'aimerais savoir si les techniques que vous recommander pourrait s'appliquer partout dans le monde, même dans les pays les plus défavorisés en eau potable, et s'il seraient viables à long terme pour ces pays là ?

RamziS2
Utilisateur

Messages : 12
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  EmmaS2 le Sam 29 Avr 2017 - 13:48

Bonjour Gabriel et Lotfi,

Je trouve votre article très intéressant et critique vis à vis notre survie planétaire. Cependant, je me demandais si vous pensez que les solutions que nous connaissons jusqu'à présent, et que vous avez bien décrites, notamment l'hydroponie et l'aquaculture, sont-elles suffisantes pour enrayer nos problèmes face au manque chronique d'eau potable dans certaines régions du globe? Ou s'il faudra trouver d'autres nouvelles solutions révolutionnaires pour subvenir aux besoins en eau de la population et donc investir massivement dans la recherche et le développement dans ce domaine?

Dans un autre ordre d'idées, comment un pays comme le Canada, qui semble posséder les plus grandes réserves d'eau potable au monde, peut-il faire partie de ces solutions?

Merci,
Emma

EmmaS2
Utilisateur

Messages : 20
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Réponse à Victor

Message  LotfiS1 le Sam 29 Avr 2017 - 15:06

Bonjour Victor, les pays développés de l'ONU ont pour objectif de mettre en place l'accès universel à l'eau potable avec l'aide publique au développement (APD), dans lequel les pays à haut revenu doivent affecter 0,7 % de leur Revenu national brut (RNB) aux pays en développement, dont la plupart souffrent du stress hydrique. rabbit
avatar
LotfiS1
Utilisateur

Messages : 26
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Réponse à Ramzi

Message  LotfiS1 le Sam 29 Avr 2017 - 15:14

Bonjour Ramzi. Non ces techniques ne peuvent pas s'appliquer partout dans le monde. Par exemple, il faut avoir accès à l'océan ou à un fleuve pour pouvoir dessaler l'eau, mais il faut aussi pouvoir financer ce genre de projet.
La plupart des pays qui manquent cruellement d'eau potable utilisent excessivement l'irrigation des aquifères, mais ce n'est pas la meilleure solution car l'eau est facilement polluée. Leur dernière solution est de capter l'eau potable des pays qui les avoisinent, et donc de financer des réseaux de captage de l'eau. rabbit
avatar
LotfiS1
Utilisateur

Messages : 26
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  LotfiS1 le Sam 29 Avr 2017 - 16:18

Bonjour Emma. C'est une question qui revient souvent, un pays qui n'a ni accès à l'océan pour dessaler l'eau, qui possède des aquifères pollués ou qui n'en possèdent pas du tout et qui manque cruellement d'eau potable n'a pas d'autre choix que de bien l'utiliser. Il faut donc optimiser son utilisation au maximum, éviter le gaspillage, utiliser les eaux usées et dans des pays comme l'Afrique où l'agriculture domine l'industrie, pourquoi ne pas opter pour  l'hydroponie, sachant que les terres ne sont pas assez irriguées due à la sécheresse.

Pour ton autre question, évidemment qu'il faut investir dans la recherche de ce domaine, l'objectif étant de pouvoir exploiter au maximum l'eau omniprésente sur Terre, soit l'eau de l'Océan. Tu me diras que le dessalement existe déjà, effectivement, mais il faudrait parvenir à produire de l'eau potable de façon à économiser le plus d'énergie, d'autant plus que les usines d'osmose inverse, qui assurent le dessalement de l'eau, utilisent des énergies fossiles néfastes pour le développement durable.

Enfin, pour ce qu'il en est de ta dernière question, je ne pense pas que le Canada puisse partager son eau avec l'outre Atlantique, le déplacement serait beaucoup trop coûteux comparé au dessalement. Pour ce qu'il en est du partage avec l’Amérique du Nord, grâce à un réseau hydrographique, c'est intéressant mais peu probable pour l'instant. Le Canada a trop peur qu'un pays comme les États-Unis, pompe sans limite ses réserves d'eau, d'une part car cela augmenterait le taux de pollution de l'eau, mais aussi car c'est un pays sur-consommateur. C'est pour cela que l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ne s’applique pas à l’eau à l’état naturel.

Voilà, merci pour tes questions pertinentes.  rabbit
avatar
LotfiS1
Utilisateur

Messages : 26
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  RamziS2 le Sam 29 Avr 2017 - 17:11

LotfiS1 a écrit:Bonjour Ramzi. Non ces techniques ne peuvent pas s'appliquer partout dans le monde. Par exemple, il faut avoir accès à l'océan ou à un fleuve pour pouvoir dessaler l'eau, mais il faut aussi pouvoir financer ce genre de projet.
La plupart des pays qui manquent cruellement d'eau potable utilisent excessivement l'irrigation des aquifères, mais ce n'est pas la meilleure solution car l'eau est facilement polluée. Leur dernière solution est de capter l'eau potable des pays qui les avoisinent, et donc de financer des réseaux de captage de l'eau. rabbit

Merci, donc si j'ai bien compris pas de réel solution pour les pays les plus touchés pour le moment :/

RamziS2
Utilisateur

Messages : 12
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  LotfiS1 le Sam 29 Avr 2017 - 18:03

RamziS2 a écrit:Merci, donc si j'ai bien compris pas de réel solution pour les pays les plus touchés pour le moment :/

Malheureusement oui, mais l'ONU tente de financer au maximum les aménagements de captage de l'eau, histoire d'assurer un accès universel à l'eau et à l'assainissement d'ici 2030 Very Happy .
Si tu te demandes comment financer ce projet, je t'invite à lire ma réponse à Victor :

LotfiS1 a écrit:Bonjour Victor, les pays développés de l'ONU ont pour objectif de mettre en place l'accès universel à l'eau potable avec l'aide publique au développement (APD), dans lequel les pays à haut revenu doivent affecter 0,7 % de leur Revenu national brut (RNB) aux pays en développement, dont la plupart souffrent du stress hydrique.  rabbit
avatar
LotfiS1
Utilisateur

Messages : 26
Date d'inscription : 13/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Réponse à Lotfi

Message  VictorS1 le Sam 29 Avr 2017 - 18:30

Merci pour ta réponse Lotfi, elle répond exactement à ce que je voulais savoir.

Merci encore,
Victor
avatar
VictorS1
Utilisateur

Messages : 51
Date d'inscription : 13/03/2017
Age : 99
Localisation : quelque part

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'AVENIR INCERTAIN DES RESSOURCES HYDRIQUES DANS LE MONDE

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum