Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

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Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  Maia S1 le Lun 27 Mar 2017 - 12:07

Mots clés : Écosystème, biocénose, biotope, circulation de matière, circulation d’énergie, pyramide des productivités, agrosystèmes, intrants, agriculture biologique

Sur Terre, toute forme de vie interagit avec son milieu pour se développer et faire développer son environnement : cette interaction constitue un écosystème, c’est-à-dire la cohabitation de différentes formes de vie dans un milieu donné. Cet écosystème peut être modifié par l’Homme pour satisfaire des besoins spécifiques. On parle alors d’agrosystème. Pour que ces écosystèmes et agrosystèmes fonctionnent bien, il doit y avoir circulation de matière et d’énergie, dans laquelle sont impliqués tous les êtres vivants et les conditions du milieu dans lequel ils vivent.
Quelles sont les particularités des écosystèmes et des agrosystèmes et comment permettent-elles la circulation de matière et d’énergie ?


I. Le fonctionnement d’un écosystème naturel


Un écosystème est un ensemble formé de l’interaction de deux grandes composantes : une biocénose, association ou communauté d'êtres vivants, et un biotope, environnement dans lequel ils vivent. La biocénose peut être définie comme un ensemble de formes de vie coexistant dans un milieu écologique donné, ainsi que leurs organisations et interactions. Il existe plusieurs groupes au sein de la biocénose : la phytocénose, ensemble des espèces végétales, la zoocénose, ensemble des espèces animales et la microcénose, ensemble des microorganismes. Le biotope quant à lui est un lieu de vie défini par des caractéristiques physiques et chimiques particulières et dans lequel on retrouve la biocénose. On peut classer les caractéristiques du biotope en plusieurs catégories : géographiques (latitude, longitude...), climatiques et microclimatiques (ombre, vent, rosée, albédo), pédologiques (caractéristiques physico-bio-chimiques du sol), géologiques (caractéristiques du sous-sol), hydrographiques (distribution des eaux), hydrologiques (caractéristiques et mouvements des eaux, interaction avec la biocénose), topographiques et géomorphologiques (caractéristiques altimétriques). Ces caractéristiques déterminent en partie quelles sont les espèces capables d’occuper un certain milieu, et les êtres vivants présents modifient en retour les conditions physiques et chimiques de leur habitat. La diversité des biotopes entraîne ainsi celle des biocénoses et inversement. Les écosystèmes sont donc des structures complexes qui impliquent des équilibres entre le biotope et la biocénose.

Les éléments appartenant à un écosystème forment un réseau d'échange d'énergie et de matière qui permet de maintenir et développer la vie dans l'écosystème. Grâce à la photosynthèse, les végétaux chlorophylliens convertissent une partie de l’énergie solaire en énergie chimique, qu’ils utilisent ensuite, en plus des molécules minérales prises de l’atmosphère (CO2) et du sol (eau, ions minéraux), pour produire des molécules organiques. La productivité primaire nette ainsi obtenue, c’est-à-dire la biomasse végétale résultant de la photosynthèse, ne représente que 0,1% de l’énergie solaire qui est reçue par l’écosystème, car la conversion de celle-ci en énergie chimique a un rendement plutôt faible.
Cette productivité primaire nette représente le premier niveau du réseau trophique (ensemble des relations alimentaires entre les êtres vivants de l’écosystème). Les herbivores qui consomment les végétaux utilisent la biomasse végétale pour fabriquer leur propre matière vivante, puis les carnivores qui les consomment en font de même. Les décomposeurs (champignons, bactérie...) se nourrissent des restes des autres êtres vivants pour recycler les molécules organiques en molécules minérales, qui sont ensuite utilisées à nouveau par les végétaux. L’échange de matière se fait donc majoritairement localement et constitue un cycle qui se répète.


Les transferts de matière et d’énergie dans un écosystème


Cependant, l’échange d’énergie ne se fait pas de la même façon. Lorsqu’un être vivant consomme un autre d’un niveau trophique inférieur, environ 90% de l’énergie qu’il gagne se dissipe en forme de chaleur par la respiration ou éliminée sous forme de déchets. Seuls 10%, en moyenne, sont donc utilisés pour sa croissance, sa conservation et sa réparation.
Ainsi, pour reproduire 1kg de carnivores de premier ordre, il ne faut qu’environ 10kg d’herbivores soient consommés, et pour cela il a fallu 100kg de biomasse végétale, qui représente la productivité primaire nette. Ainsi, lorsqu’on passe d’un niveau trophique au niveau supérieur, la quantité d’énergie stockée pour produire de la matière vivante, c’est-à-dire sous forme de molécules organiques, est largement inférieure. Ainsi, on peut établir une pyramide des productivités avec la productivité primaire nette comme base et qui montre la décroissance de l’énergie utilisée en productivité secondaire au fur et à mesure que l’on remonte dans les niveaux trophiques.


La pyramide écologique, ou pyramide des productivités



II. Le fonctionnement d’un agrosystème, un écosystème transformé par l’Homme.


L’agrosystème (agriculture) est un écosystème modifié par l’homme pour assurer ses besoins, généralement alimentaires, cherchant la plus forte productivité. Ainsi, dans un agrosystème l’homme favorise une ou quelques espèces au désavantage des autres. Une des différences majeures entre les écosystèmes et les agrosystèmes est l’exportation de la quasi-totalité de la biomasse pour les agrosystèmes.  

Dans les agrosystèmes, l’Homme intervient autant sur la biocénose que sur le biotope.
Tout d’abord, la présence d’un agrosystème modifie la biocénose. Il implique la destruction quasi totale ou partielle de la végétation naturelle et du reste des formes de vie coexistant dans le milieu donné à l’état naturel.  Cette destruction est due à la favorisation de la plante cultivée qui a besoin du maximum de lumière, d’eau et d’ions minéraux du sol. La biodiversité végétale est donc maintenue à un faible niveau de manière artificielle notamment grâce à la déforestation, au paillage (étendre de la paille sur le sol pour protéger la terre et les plantes), au travail du sol, désherbage mécanique ou chimique… Par ailleurs, on maintient aussi la biodiversité animale au plus bas niveau possible par le biais des pesticides.  Ainsi, on élimine tout organisme (végétal et animal) susceptible d’interférer dans la production et on assure ainsi à la plante cultivée le maximum de ressources pour un développement optimal (productivité).

Ensuite, la présence d’un agrosystème modifie le biotope. Le terrain est aménagé pour aider au développement du système racinaire et l’irrigation est utilisée pour combler les besoins en eau.  


Fonctionnement d’un agrosystème


Ces interventions et modifications sur la biocénose et sur le biotope entraînent la nécessité d’utilisation de nombreux intrants artificiels et importations qui doivent se compenser avec les exportations.
Ainsi, on utilise des intrants artificiels tels que les semences traitées, les pesticides, les énergies fossiles pour les machines agricoles et les engrais pour obtenir une productivité et un rendement maximal (plusieurs tonnes par hectare : ex : 17 tonnes de maïs par hectare).

Cependant, cette grande productivité implique l’existence de nombreux prélèvements d’ions minéraux du sol qui sont ensuite exportés lors de la récolte et définitivement « perdus » par le sol. Face à ces exportations importantes, les réserves nutritives du sol n’ont pas le temps de se régénérer et s’épuisent, impactant les productions futures.
Il faut donc compenser ces exportations par des engrais (importations) qui peuvent soit être de la matière organique (fumier, lisiers (déjections animales et eau)) soit minérale comme l’azote, le phosphore et la potasse.  Grâce à cela, on fournit rapidement et de nouveau au sol les nutriments nécessaires au développement des plantes cultivées.


Schéma du fonctionnement d’un agrosystème

Par ailleurs, l’agriculture biologique peut être vue comme une alternative à l’agriculture intensive et productiviste. En effet, c’est une méthode de production agricole qui exclut l’utilisation de produits chimiques, d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et d’irradiations (exposition à des radiations).  Elle a pour but de favoriser et d'aider l’agrosystème, la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques. Elle s’appuie sur cycles adaptés aux conditions locales.  Elle permet donc de mieux équilibrer importations et exportations.


Schéma bilan comparatif d’un agrosystème et d’un écosystème

En conclusion, un écosystème est formé de la biocénose, ensemble des êtres vivants, et du biotope, ensemble des conditions physiques et chimiques de l’environnement dans lequel ils vivent. Ensuite, l’agrosystème est un écosystème modifié par l’Homme pour subvenir à ses besoins alimentaires et cherchant la plus grande productivité.
De plus, il y a une circulation de matière et d’énergie au sein des écosystèmes et des agrosystèmes propre à chacun, qui permet le développement et le bon fonctionnement de l’écosystème ou l’agrosystème en question.

Maia Darmon et Antonia Panaitescu
1S1

Sources
http://tp-svt.pagesperso-orange.fr/agrosystem.htm (images)
http://teacherweb.com/ON/EcoleSecondaireCatholiqueSainteTrinite/Honorez/Chp-5-Texte-book----5.4-Pg-46-48.pdf
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/ecosys/eutrophisat.html
Baude, Denis et Lizeaux, Claude. SVT 1reS. Programme 2011. Paris, France : Bordas/Sejer, 2011. Imprimé.
http://svtdaybyday.blogspot.ca/2013/11/1ere-es-theme-2-nourrir-lhumanite.html (image)
http://dboudeau.fr/site/?page_id=1302 (image)
http://www.maxicours.com/se/fiche/1/5/380715.html (image)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Écosystème
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biocénose
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biotope    
https://fr.wikipedia.org/wiki/Agroécosystème

Maia S1
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Agrécosystème?

Message  InésS1 le Ven 21 Avr 2017 - 0:15

Bonjour,
Dans votre article vous dîtes que un agrosystème "implique la destruction quasi totale ou partielle de la végétation naturelle et du reste des formes de vie coexistant dans le milieu donné à l’état naturel."
Cela m'a amené à la question suivante : un agrosystème pourrait-il se servir du fonctionnement de la biocénose et du biotope afin d'augmenter leur rendement? C'est a dire créer une harmonie grâce à laquelle les écosystèmes se développeraient en développant avec eux les agrosystèmes, et donc utiliser le fonctionnement des écosystèmes comme techniques d'agriculture.

Merci, Inés.

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Agrécosystèmes (Réponse)

Message  Antonia S1 le Ven 21 Avr 2017 - 15:01

Bonjour Inés,

Il est possible d’utiliser le fonctionnement d’un écosystème comme technique d’agriculture, c’est-à-dire de trouver un équilibre entre écosystème et agrosystème. Cependant, cette agriculture serait plus de l’ordre d’une agriculture vivrière, qui n'utilise pas d'intrants et se sert juste de la fertilisation naturelle. Or, l'agriculture vivrière n'est pas suffisante pour répondre aux besoins alimentaires de populations entières puisque son rendement est trop faible. Il faut donc trouver une façon de maximiser les rendements, ce qui est le principal but de l’agriculture productiviste et l’agriculture intensive. Pour cela, on utilise des intrants artificiels, tels que les pesticides et les engrais. Or ces intrants, surtout en grande quantité, dérèglent le fonctionnement de l’écosystème naturel et créent un déséquilibre, notamment entre le biotope et la biocénose. Ainsi, cela « implique la destruction quasi totale ou partielle de la végétation naturelle et du reste des formes de vie coexistant dans le milieu donné à l’état naturel ». Il n’est donc plus possible de se servir du fonctionnement de l‘écosystème naturel puisque le rendement dépend des intrants.
Par contre, l’agriculture biologique est utilisée de plus en plus comme alternative, puisqu’elle n’utilise pas d’intrants artificiels. Elle favorise donc la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques, et tend ainsi vers une harmonie entre écosystème et agrosystème. Cependant, même si cette agriculture devient de plus en plus courante, elle ne suffit pas encore à nourrir toute la planète, et nous dépendons toujours en grande partie de l’agriculture intensive.

Merci pour ta question.
Antonia et Maia

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Agrécosystème (réponse 2)

Message  InésS1 le Sam 22 Avr 2017 - 16:30

Je vous remercie, Maia et Antonia, pour votre réponse rapide et complète.
Elle m'amène à une autre:
Pensez-vous donc que l'agriculture écologique intensive (produire plus et mieux en respectant l'environnement et l'utilisation des fonctionnalités naturelles des écosystèmes à la place des intrants artificiels) qui est au stade de projet restera à ce stade et que ce n'est pas un projet réaliste?

Merci encore, Inés

InésS1
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D'un agrosysteme vers un écosystème ?

Message  Margaux S1 le Ven 28 Avr 2017 - 10:16

Bonjour Antonia et Maïa,
Suite a la lecture de votre article une question m'est venue.
Est-ce qu'il y aurait la possibilité d'imaginer le retour d'un agrosystème vers un écosystème ? Et si oui, la biodiversité pourrait-elle revenir a celle d'origine ?
En vous souhaitant une agréable journée.

Margaux S1
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Agrécosystème

Message  Antonia S1 le Sam 29 Avr 2017 - 17:11

Bonjour Inés,

Selon nous l’agriculture écologique (biologique) intensive est tout à fait possible et se développe de plus en plus notamment ici, au Québec.
Un exemple de ferme qui existe déjà est celui de Jean-Martin Fortier, Jardins de la Grelinette, à Saint-Armand, une micro-ferme (moins de 1 hectare). Elle a pour but de produire beaucoup tout en étant en accord avec l’écosystème et donc sans utilisation d’intrants chimiques (agriculture biologique). Ainsi, elle cherche à augmenter la production tout en se servant de l’écosystème naturel.
Ainsi, les plantations sont organisées sur des bandes de terre surélevées qui ne sont pas labourées et permettent une grande qualité du sol notamment par l’ajout de matière organique (naturelle). Les racines peuvent donc bien pousser en profondeur et les plantes, très serrées les unes aux autres favorisent le maintien de l’humidité et donc aussi la présence de décomposeurs.
Ce type d’agriculture est donc basée sur la qualité des sols, mais sans ajout de produits chimiques. En conséquence, on obtient un bon rendement. Par exemple, la ferme de M. Fortier permet de nourrir «200 familles qui payent 25 dollars canadiens par semaine pour des paniers pouvant nourrir 2 à 4 personnes ». En comparaison, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne produisent une quantité équivalente sur 5 hectares.
Donc, non seulement ce type d’agriculture est en accord avec l’écosystème, permettant une bonne qualité des sols et une production sans agents chimiques, mais en plus elle permet aux consommateurs d’avoir des produits de qualité à un coût raisonnable. Par ailleurs, elle est aussi rentable pour l’agriculteur.
En outre, de nos jours, la surface cultivable est de plus en plus réduite surtout autour des villes où l’étalement urbain devient de plus en plus important (comme nous avons vu dans ‘’Crash alimentaire’’). Ainsi, ce type de micro-ferme en plus d’être biologique pourrait aussi être utilisé de plus en plus face à ces problèmes. Sinon, pour une plus grande surface cultivable, on peut réinvestir les mêmes techniques de la micro-ferme.

Si tu veux plus de précisions voici le lien d’où nous avons tiré nos informations (le petit reportage vidéo à la fin est très intéressant) :

http://www.terraeco.net/Bio-et-hyperproductive-la-ferme,48510.html



Nous espérons avoir répondu à ta question,

Antonia et Maia

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D'un agrosystème vers un écosystème? (réponse)

Message  Maia S1 le Sam 29 Avr 2017 - 17:24

Bonjour Margaux,

Pour le moment, il serait difficile d’imaginer le retour d’un agrosystème vers un écosystème tout simplement parce que la mise en place d’un agrosystème entraîne des modifications qui sont dans la plupart des cas irrémédiables. Par exemple, l’utilisation excessive d’engrais, de pesticides et d’autres intrants chimiques provoque l’infiltration de ces produits toxiques dans les nappes phréatiques et endommage le sol. Leur utilisation fréquente et en grandes quantités fait que même si on arrêtait de les utiliser tout d’un coup, les sols et les nappes phréatiques seraient déjà trop contaminés de sorte que l’on ne pourrait pas retourner à un fonctionnement naturel, du moins pas avant très longtemps. Dans ce cas, il va sans dire que la biodiversité aura été profondément modifiée également et que, puisque son retour se ferait avec le retour du fonctionnement naturel des sols, ce serait aussi difficilement concevable. Un autre exemple de transformation d’écosystème en agrosystème qui est impossible à défaire est celui de la destruction d’écosystèmes forestiers. Cela implique une déforestation, souvent de surfaces immenses, pour y implanter des cultures, majoritairement des monocultures et utilisant des techniques intensives. C’est le cas notamment des cultures de soja dans des pays comme le Brésil ou l’Argentine (qui sont des producteurs mondiaux et de ce fait doivent maximiser leurs rendements), ou de celles de palmiers à huile en Asie. Dans ces cas il n’est évidemment pas possible de retourner à un écosystème forestier, et même si l’on essayait de replanter les arbres pour recréer la forêt, cela prendrait beaucoup trop de temps et ne pourrait de toute façon pas être considérée comme naturelle. De plus, les mauvaises conditions des sols le rendraient encore plus difficile, ce qui renforce le fait qu’un retour vers l’écosystème est quasiment inconcevable.
Cependant, le fait que ce soit le cas aujourd’hui, à un stade de recherches qui n’est pas encore au plus avancé, ne signifie pas qu’il n’y pas d’espoir. On pourrait imaginer que dans un certain temps, des moyens seront trouvés pour créer des agrosystèmes qui pourraient être facilement retransformés en écosystèmes. L’agriculture écologique (ou biologique) intensive, qui commence à devenir de plus en plus envisagée, pourrait faire partie des solutions par exemple.

Nous espérons avoir répondu à ta question le plus complètement possible, et regrettons que nous ne puissions pas apporter plus de précisions sur des exemples où ce serait possible, puisque cela est encore en phase précoce.

Antonia et Maia

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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  ArminS1 le Sam 29 Avr 2017 - 17:46

Bonjour Antonia et Maia,

Votre atricle est tellement complet et claire que j'ai eu du mal à trouver une question lol! . Du coups j'aimerais vous poser une qui se concentre plus sur vos avis personels. Dans votre article, vous avez montréles consequences néfastes de l'agriculture intensive et vous avez mis en evidence l'agriculture biologique. J'ai essayer de faire des recherches pour voir quelle agriculture connait une production d'aliments plus important mais en vain car je suis tombé sur des articles en faveur de l'intensive, d'autre un faveur du biologique et encore plus qui explique que la comparaison est trop difficile. Donc ma question est: d'apres vous, pour l'instant, tant que nous n'avons pas trouvé une agriculture qui à la fois repond aux besoins nutritifs de l'homme et conserve au maximum écosystème existante, qu'elle agriculture défenderiez vous, l'agriculture intensive ou biologique? Biensur sachant que l'on n'est pas sur de la productivité de l'agriculture biologique comparée a celle intensive et sachant que si la biologique est plus faible ca peut causer encore plus de déséquilibles nutrititionelles dans le monde.

Merci!
Armin

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Procédures envisageables

Message  Margaux S1 le Sam 29 Avr 2017 - 18:21

Bonjour les filles,
Votre réponse était parfaite et très complète.
Cependant, j’ai encore une question. Vous dites que l’agriculture écologique intensive pourrait être une solution. Et je suis bien consciente que passer d’un agrosystème à un écosystème reste encore quelque chose d’assez hypothétique, mais aujourd’hui est-ce qu’il n’existerait pas déjà des procédures mises en place pour aider la nature à reprendre ses droits ?
Merci,
Margaux Very Happy

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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  ArminS1 le Dim 30 Avr 2017 - 17:01

Rebonjour les filles,

J'attend toujours votre réponse biensur mais j'ai aussi envie de dire mon opinion au cas ou vous pouvez rebondir dessus.
Donc moi, d'apres mes recherches, comme j'ai dit avant je n'ai pas trouver la comparaison entre les productivités des agricultures intensives et biologique. Mais on sait tous que les aliments ne sont pas repartis equitablement dans le monde donc logiquement il faut produire le plus possible pour esperer nourrir tout le monde. Sachant que actuellement il y a une grande partie de la planete qui est sous alimentée, je ne laisserais pas les agriculture intensives basculer en biologique. Ma raison est très simple, je ne pourrais pas risquer de mettre encore plus de personnes en situation de sous alimentation pour sauver les sols des agricultures intensives. Par contre j'aimerais que les enquetes persistes et que l'ont sache si l'agriculture biologique est aussi productive ou bien plus. En bref, pour moi, il faut un plan specifique, détaillé et certain avant de changer quoi que ce soit dans l'agriculture présent. Qu'en pensez vous?

Armin

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Agriculture biologique?

Message  Antonia S1 le Dim 30 Avr 2017 - 17:56

Bonjour Armin,

Tout d’abord, on s’excuse du retard de réponse et merci de partager ton opinion avec nous.

Je vais maintenant proposer mon propre point de vue et, comme tu l’as suggéré rebondir sur le tient.
Pour moi, notamment grâce à la lecture de plusieurs articles, je défendrais plus l’agriculture biologique. Ainsi, je comprends tout à fais ton point de vue et partage les mêmes inquiétudes que toi pour nourrir l’ensemble de la population qui d’ailleurs ne cesse d’augmenter, mais à mes yeux l’agriculture intensive présente énormément de désavantages.
Premièrement, l’agriculture intensive appauvrit considérablement les sols et donc après un certain temps les sols sont épuisés et ne peuvent plus rien produire. Je cite l’article de Inés et Tiffany sur ‘’L’impact de l'agriculture intensive sur la qualité du sol’’ : ‘’Aussi, l'agriculture intensive appauvrit les sols et cause une perte majeure de matière organique. (…) A cause de l'agriculture intensive, les sols sensibles à l’érosion s’érodent d’un millimètre par an, or un sol a besoin de dix ans pour reconstruire cette épaisseur minime. De plus en France, 60 % des sols sont touchées par l’érosion. D'après Claude Bourguignon, dans trois siècles la France ressemblera au Sahara.’’ Ainsi, selon moi, l’agriculture intensive est une bonne chose à court terme mais à long terme on risque que d’empirer une situation déjà critique et ne plus avoir de sol à cultiver.
Deuxièmement, l’agriculture intensive entraine l’utilisation de pesticides et d’insecticides qui sont très néfastes sur la santé humaine notamment pour les enfants et les femmes enceintes. De plus, selon l’article d’Élise et de Pauline, (Les pesticides, un danger pour notre société?) ‘’l’Organisation mondiale de la santé admet que l’intoxication cause près de 250 000 morts par an (d’après l’article d’Angela Bolis dans lemonde.fr: Tous ce qu’il faut savoir sur les pesticides). ‘’ Ainsi, ils ont de graves répercussions sur notre qualité de vie car non seulement on peut en mourir mais on développe aussi des maladies graves, comme les cancers.  En plus d’êtres néfastes pour la santé humaine ils sont néfastes pour l’environnement puisqu’ils contaminent entre autres les nappes phréatiques.
Ainsi, pour moi, l’agriculture intensive pose des problèmes majeurs et qui pour moi sont assez importants et ne peuvent être ignorés.
Il existe aussi d’autres problèmes comme le gaspillage de l‘eau.
D’un autre côté, je soutiendrais plus l’agriculture biologique. Ainsi, comme dit dans notre article, ‘’ c’est une méthode de production agricole qui exclut l’utilisation de produits chimiques, d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et d’irradiations (exposition à des radiations).  Elle a pour but de favoriser et d'aider l’agrosystème, la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques. Elle s’appuie sur cycles adaptés aux conditions locales.  Elle permet donc de mieux équilibrer importations et exportations. ‘’ Elle présente donc moins d’inconvénients et de plus petites répercutions sur l’environnement et la santé.
Cependant, comme tu l’as bien pointé du doigt, l’agriculture biologique, au stade où elle en ai, ne peut pas nourrir l’ensemble de la population.
C’est pourquoi je proposerais de trouver un compromis : réussir par divers techniques à réduire l’impact de l’agriculture intensive en attendant d’améliorer celle biologique ou en trouver une autre. Par exemple, donner à la plante la quantité exacte d’eau nécessaire et ceci à la racine pour éviter l’évaporation lors de l’arrosage (Californie) ou utiliser des insectes inoffensifs pour les cultures pour éliminer les insectes ravageurs (lutte biologique) afin de réduire l’utilisation des pesticides.
Ainsi, avec ces alternatives, nous serions capables de nourrir l’ensemble de la planète à long terme et pas seulement à court terme et réduire aussi notre impact sur l’environnement. Par ailleurs, je soutiendrais aussi que l’on diminue l’utilisation des récoltes, comme le maïs, pour la production de biocarburants (éthanol) et qu’on l’utilise plus pour nourrir les Hommes (comme nous avons vu dans ‘’ Crash alimentaire’’).
Pour finir sur une note plus positive, de nombreuses recherches sont en cours pour améliorer notre agriculture et subvenir à nos besoins futurs. J’espère ainsi que dans un futur pas si lointain, nous arriverons enfin à une solution durable.

Merci énormément pour ta question, cet échange est très intéressant et j’espère t’avoir répondu.

Antonia

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Agriculture biologique? (réponse)

Message  Maia S1 le Dim 30 Avr 2017 - 19:40

Bonjour Armin,

Je m'excuse également pour le retard, et merci pour ta question très intéressante et pertinente et pour l'apport de ton opinion.

Je vais maintenant t'exposer mon point de vue, un peu plus brièvement qu'Antonia puisque je suis en accord avec la plupart de ses points, avec toutefois quelques légères divergences.
Pour moi, il est difficile de défendre un côté tranché parce que les deux présentent leurs avantages et leurs inconvénients. Je pense que si l'on prend un parti plus social et environnemental, il serait judicieux de favoriser l'agriculture biologique. En effet, comme l'a dit Antonia, celle-ci permet de réduire voir de complètement éliminer les problèmes de santé que pose l'agriculture intensive en excluant l'utilisation de produits chimiques, d'OGM et de radiations qui peuvent être nocifs pour la santé des consommateurs et des travailleurs. De plus, l'agriculture biologique, du fait qu'elle n'épuise pas les sols autant que l'agriculture intensive, permet une meilleure qualité de ces sols et donc une agriculture plus durable. Elle propose donc dans ce sens une meilleure solution à long terme.
Cependant, je suis tout à fait d'accord avec toi lorsque tu dis que l'agriculture biologique, au stade où elle se trouve aujourd'hui, ne suffit pas à nourrir une population en croissance continue et qui présente déjà des inégalités d'alimentation. D'un côté plus économique, l'agriculture intensive serait donc plus favorable puisqu'elle permettrait, comme tu le dis, de maximiser les rendements, et ainsi idéalement de nourrir plus de personnes. Par contre, il ne faut pas oublier que la plupart des problèmes de sous alimentation touchent les pays moins développés qui n'ont donc déjà pas les moyens pour une agriculture intensive. Il faudrait donc que ce soit les pays développés qui en produisant plus, aient des surplus qu'ils pourraient distribuer aux PMA. Or c'est tout le problème de l'alimentation mondiale de nos jours. Même avec une agriculture productiviste et intensive dans les pays plus développés, les inégalités persistent: la production mondiale ne suffit pas à nourrir toute la planète. ou du moins la surconsommation dans les pays développés fait que, évidemment, il y a une sous-alimentation dans les pays pauvres. En effet, ceux-ci dépendent de la production des premiers puisque leur production issue de l'agriculture vivrière est trop limitée. Cela m'amènerait donc à une question:

Comment faire en sorte que l'alimentation soit équitable dans le monde, vu que visiblement, même avec l'agriculture intensive, ce n'est toujours pas le cas? Ne penses-tu pas que ce serait plus une question de sensibilisation dans les pays développés pour réduire la consommation et ainsi favoriser la distribution d'aliments dans les pays moins développés?

Ainsi, je comprends tout à fait ce que tu veux dire, mais je pense qu'il faut le prendre avec un grain de sel, car malgré les rendements élevés de l'agriculture intensive, les inégalités sont toujours présentes et le problème de la sous-alimentation n'est pas proche d'être résolu.
Par ailleurs, si on cherche à tendre vers une agriculture qui soit la plus durable possible, c'est à dire qui combinerait les facteurs social, économique et environnemental, il faudrait trouver un équilibre entre l'agriculture biologique et l'intensive. On pourrait par exemple s'intéresser à l'agriculture raisonnée (voir l'article de Gabrielle et Emma) ou à l'agriculture écologique intensive qui vise à maximiser les rendements tout en restant la plus respectueuse de l'environnement possible.

J'espère avoir répondu à ta question, et n'hésite pas à rebondir sur ce que j'ai dit car je trouve cet échange très intéressant.

Merci,
Maia

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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  Antonia S1 le Dim 30 Avr 2017 - 20:28

Margaux S1 a écrit:Bonjour les filles,
Votre réponse était parfaite et très complète.
Cependant, j’ai encore une question. Vous dites que l’agriculture écologique intensive pourrait être une solution. Et je suis bien consciente que passer d’un agrosystème à un écosystème reste encore quelque chose d’assez hypothétique, mais aujourd’hui est-ce qu’il n’existerait pas déjà des procédures mises en place pour aider la nature à reprendre ses droits ?
Merci,
Margaux Very Happy

Bonsoir Margaux,

Nous nous excusons du retard de réponse.

En faisant nos recherches nous n’avons pas trouvé de procédures spécifiques pour aider la ‘’nature à reprendre ses droits’’, cependant de manière logique nous supposons que si l’on retire l’ensemble des infrastructures fabriquées par l’Homme et au besoin, décontamine les lieux et que l’on réimplante de nouveau la biocénose et le biotope existant auparavant, ‘’la Nature pourrait reprendre ses droits. ‘’
Cependant, le plus compliqué, que nous avons d’ailleurs mis en avant dans notre première réponse, c’est la décontamination des lieux notamment par les engrais qui, de nos jours n’est pas encore possible. De plus, pour les lieux qui ont subi une déforestation cela est encore difficile (comme détaillé auparavant).

Mais, toi tu en penses quoi?  

Merci pour ta question,  Smile

Maia et Antonia

Antonia S1
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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  Margaux S1 le Dim 30 Avr 2017 - 23:22

Bonsoir,
Je suis en effet d’accord avec vous. Enlever l’ensemble des infrastructures pourrait aider la biodiversité à reprendre vie. Il serait aussi bon de trouver un moyen d’enlever les effets nocifs des pesticides qui aurait contaminé les écosystèmes.
En revanche, pour revenir à la déforestation que vous avez très bien expliquée dans la réponse précédente, serait-il possible de créait des forets artificiels pour palier a la destruction des écosystèmes ? Je sais que ça ne serait pas naturel, du moins au début, mais est-ce que ça pourrait aider les écosystèmes à reprendre vie de façons plus rapides ?
Merci pour votre temps et vos réponses très complètes,
Margaux Very Happy

Margaux S1
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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  ArminS1 le Lun 1 Mai 2017 - 0:04

Bonsoir Antonia et Maia,

Merci de m'avoir repondu avec autant de precision et de bonnes idées. Je comprend vos points et je suis même un peu plus de vos côtés après avoir lu vos réponses. De plus je trouve que Maia a touché un très bon point, effectivement je pense toute à fait qu'il faut faire cette sensibilisation que tu as explimé dans ta question. Aujourd'hui je suis allé voir l'article de Yaelle et Josephine et elles ont dit que "Depuis des dizaines d’années, la Terre produit assez de ressources alimentaires pour nourrir convenablement tous les habitants" et elles developpent que c'est vraiment la repartition des aliments qui causes des inégalités nutritifs et donc la presence de tant d'homme sous-alimentés. J'imagine donc que la sensibilisation dont tu as parlé pourra enventuellement jouer un grand role dans tout ca. Mais encore, après avoir apris cela, j'ai changé de position par rapport a ma question initiale. Comme la production d'aliment est assez voir plus qu'assez, je suis en faveur de changer le type d'agriculture d'intensive a biologique. Toute fois je pense que nous devront faire ca doucement et avec une attention très importante pour voir des crises possible en avance. Mais ce-ci dit il faudra definitivement faire la sensibilisation qui, on espère, impactera la distribution des ressources alimentaire pour devenir plus équitable dans le monde. En ce nous allons nourrir les hommes et arreter de dégrader les sols utilisés pour l'agriculture intensive.

Si vous avez d'autre idées après avoir lu cela j'aimerais absolument les entendre!
Merci,
Armin

ArminS1
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Réponse à Margaux

Message  Maia S1 le Lun 1 Mai 2017 - 0:15

Bonsoir Margaux,

Nous trouvons tes questions très pertinentes, merci pour ta contribution à ce débat.
En effet, il serait très utile de trouver un moyen d’éliminer les effets nocifs des pesticides. Cependant, comme ceux-ci s’infiltrent dans les sols et les nappes phréatiques, cela s’avère plutôt compliqué. Le plus fréquent est de tout simplement arrêter l’utilisation des produits chimiques et laisser reposer la terre, mais la disparition complète de ces produits prend dans ce cas beaucoup trop de temps pour qu’on puisse considérer un retour de la biodiversité originale. Pour accélérer le processus, il faudrait donc faire recours à des techniques pour évacuer les produits chimiques des nappes phréatiques et des sols, et à ce stade ce n’est toujours pas une réalité malheureusement, ou du moins pas du tout connue.
Pour répondre à ta question au sujet de la déforestation, il est bien sûr possible de recréer une forêt en plantant des arbres, et donc elle serait dans ce cas artificielle. Cependant, comme je l’ai dit, cela prendrait énormément de temps : un arbre prend en moyenne 20 à 50 ans pour croître, donc une forêt entière ça serait à peu près la même chose, mais avec le temps de plantation et l’effet des produits chimiques résiduels, cela prendrait vraiment une éternité. On ne peut donc pas concevoir ce qu’il en sera des écosystèmes, voir du monde même, à ce moment-là. Il n’est donc pas possible de compenser la rapidité de la déforestation par rapport à la croissance d’une forêt. D’autre part, même si on arrivait à recréer la forêt telle qu’elle était, il est quasiment impossible qu’il y ait un retour de la biodiversité ou de l’écosystème de départ du simple fait qu’il n’y a pas les mêmes conditions naturelles de départ, qui ont été inévitablement modifiées par la transformation en agrosystème.

Nous espérons avoir répondu à ta question et que notre réponse était assez claire.

Maintenant nous aimerions boucler avec une question qui pourrait être intéressante, et qui a un peu rapport avec tes questions. Penses-tu qu’il y a une agriculture qui pourrait favoriser le retour d’un agrosystème vers un écosystème, et si oui, comment ?

Merci pour ta participation très pertinente
Maia et Antonia

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Réponse à Armin

Message  Maia S1 le Lun 1 Mai 2017 - 0:42

Bonsoir Armin,

Merci encore pour tes questions et tes apports pertinents, ta contribution est grandement appréciée.
Il est évident que l’on ne peut pas basculer d’un jour à l’autre de l’agriculture intensive à l’agriculture biologique car malheureusement on dépend toujours en grande partie de l’intensive et cela serait trop risqué de l’éliminer complètement d’un seul coup. La transition doit donc se faire lentement, et bien entendu avec une sensibilisation qui comme tu dis « impactera la distribution des ressources alimentaire pour devenir plus équitable dans le monde ». Nous pensons que l’on peut rajouter comme grand problème d’inégalité, en plus de la surconsommation, le gaspillage de nourriture très présent dans le monde, surtout dans les pays développés. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime qu’environ le tiers des aliments produits chaque année dans le monde se retrouvent jetés et donc gaspillés, et les Canadiens à eux seuls 40% de la nourriture ( selon http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201603/11/01-4959868-gaspillage-alimentaire-au-canada-un-fleau-de-31-milliards-.php ). Pour améliorer la distribution de la nourriture, une solution pourrait être donc de réduire ce gaspillage afin d’avoir plus de nourriture à disposition du monde.
Qu’en penses-tu ? À ton avis, quelle pourrait être une solution pour réduire ce gaspillage alimentaire ?

Merci beaucoup encore une fois ta participation et pour tes questions intéressantes. Nous espérons avoir répondu convenablement à tes questions.

Maia et Antonia

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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  ArminS1 le Lun 1 Mai 2017 - 1:13

Bonsoir encore Antonia et Maia,

Vos reponses sont toujours aussi interressantes!
Je suis completement d'accord à propos du gaspillage. En ce il faudrait voir la meilleur maniere de gerer ce probleme, car il y a plusieur maniere biensur de le faire. Par example en pourrait eventuellement utiliser ces gaspillages comme engrais ou faire du compostage, oubien bien implanter des politiques dans la société pour reduire le gaspillage.
Qu'en pensez vous, que feriez vous avez ces gaspillages?

Merci encore,
Armin




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Re: Fonctionnement d’un écosystème vs d’un agrosystème

Message  Antonia S1 le Lun 1 Mai 2017 - 1:37

Bonsoir Armin,

Nous pensons qu’il est judicieux de d’abord aller voire les causes du gaspillage pour ensuite trouver des solutions.
Tout d’abord, il y a la surproduction, ainsi les aliments produits en trop sont jetés. Face à cela, nous pensons par exemple que ton idée pour en faire du compostage est bonne.
Ensuite, il y a la date de péremption. La plupart des aliments peuvent être consommés après cette date qui est simplement indicative de la fraîcheur. ‘’La DLC, « à consommer jusqu’au », s’applique aux aliments « très périssables » comme le poisson, les yaourts ou encore la viande. Lorsque leurs DLC sont dépassées, ces produits peuvent présenter un danger pour la santé des consommateurs et sont retirés de la vente. Au contraire, la DDM, « à consommer de préférence avant», indique le moment où l’aliment peut avoir perdu ses qualités gustatives, sans pour autant représenter un risque sanitaire. ‘’ (http://www.liberation.fr/futurs/2016/04/11/faut-il-supprimer-les-dates-de-peremption-pour-en-finir-avec-le-gaspillage-alimentaire_1445420 )

Cependant, les supermarchés et les consommateurs vont tout de même jeter ces aliments même s’ils sont encore bons. Face à cela on peut par exemple, mieux sensibiliser la population, allonger les dates limites ou encore récupérer les aliments jetés et les distribuer gratuitement au plus pauvres.
De plus, une autre cause du gaspillage sont les normes esthétiques. Ainsi, ‘’ 20 % de la production agricole totale au Québec et au Canada’’ est jetée est gaspillée car elle ne répond pas aux normes esthétiques. Face à ça, il faut chercher à faire évoluer les mentalités et qu’un fruit qui n’est pas parfait, reste tout de même un très bon fruit.
(source : http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201603/11/01-4959868-gaspillage-alimentaire-au-canada-un-fleau-de-31-milliards-.php )

Voilà quelques idées pour réduire le gaspillage alimentaire.

Merci beaucoup pour ta participation à ce débat,

Antonia et Maia


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