La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences

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Message  GhiaS1 le Lun 6 Mai 2019 - 17:22

Mots clés: bioaccumulation,
bioamplification, chaîne alimentaire, pollution, santé
   
La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences

   Depuis plusieurs années, on prend conscience de la pollution humaine et de ses méfaits sur la nature. Plus particulièrement, on remarque que la pollution de certaines substances chimiques nocives qui ne se dégradent pas naturellement et donc, qui s’accumulent dans les êtres vivants, représentent un danger peu connu pour de nombreuses espèces dont les humains qui sont victimes d’eux même sans s’en rendre compte.  
 En quoi la pollution humaine affecte-t-elle les chaînes alimentaires par le biais de la bioaccumulation de substances chimiques toxiques et comment l’Homme est-il lui-même affecté?

I) L’humain, un pollueur

A) Une définition de la bioaccumulation et de la bioamplification
   La bioaccumulation est l’augmentation de la concentration d’une substance polluante dans un être vivant par le processus d’infiltration. C’est à dire en consommant directement cette substance, présente dans l’atmosphère, l’eau, ou le sol (c’est le cas des autotrophes), ou en consommant un être vivant qui en a déjà accumulé (hétérotrophes). Ces substances, n’étant pas dégradées par l’organisme, vont s’accumuler dans certains tissus, notamment les tissus adipeux.  
   La bioaccumulation va de pair avec la bioamplification (biomagnification sur le doc 2): le fait que plus on remonte dans la chaine alimentaire, plus la concentration de substances toxiques est élevée.  Ainsi, un grand prédateur accumulera plus qu’un animal à la base de la chaine puisqu’il aura mangé plusieurs proies ayant déjà accumulé ces substances.

   Comment ça marche? Dans un milieu, il y a des substances polluantes comme les métaux lourds, des pesticides ou des perturbateurs endocriniens qui ne peuvent pas se dégrader. Si un être vivant les ingère, il ne peut que s’en débarrasser ou les stocker. Ce qu’il stocke se retrouve dans ses tissus adipeux, donc dans sa graisse puisque les substances chimique et toxique sont lipophiles (elles aiment la graisse). Bien sûr, les êtres vivants n’ont pas la même capacité d’accumulation, celle-ci dépend de leur espèce, de leur état de santé et même de leur âge. En effet, ce n’est pas parce que deux espèces évoluent dans le même milieu qu’elles ont la même capacité d’accumulation. De plus, un même animal peut plus ou moins accumuler une substance en fonction de la formule chimique de cette dernière. Plus il consomme ces substances, plus leur concentration est élevée dans son organisme. C’est ça qui cause l’accumulation.  Elle peut être très dangereuse pour l’être vivant concerné.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Pirami10
Doc1: Pyramide bioamplification

   Prenons un petit poisson par exemple. Pour se nourrir, ce poisson filtre l’eau. Mais, comme il vit dans un milieu pollué, il consomme aussi du mercure. Faute de pouvoir l’éliminer, le petit poisson accumule de plus en plus de mercure dans sa graisse. Cela peut nuire à sa santé. Ensuite, imaginons que ce petit poisson est mangé par un moyen poisson. Le moyen poisson va manger aussi le mercure. Plus encore, il va manger plein de petits poissons et accumuler encore plus de mercure déjà accumulé dans les petits poissons.  Puis, un gros poisson se nourrira de moyens poissons et ainsi de suite.  

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Bimagn10
Doc 2: Différence bioaccumulation et bioamplification

   Nous arrivons donc à un autre problème: en remontant dans les chaines alimentaires, la bioaccumulation augmente dans les organismes. C’est la bioamplification. C’est un gros problème pour l’homme qui est l’un des plus grands prédateurs de la planète.

B) Polluant et source de pollution
   À cause de l’Homme, de nombreuses substances chimiques et polluantes présentes dans les pesticides, les herbicides et les produits industriels sont déversés dans l’eau et relâchés dans l'atmosphère. Ceux-ci s’infiltrent aussi dans les sols. Ces substances se trouvent ainsi dans le biotope (le milieu de vie) de nombreuses espèces animales, ces dernières les consomment et la bioaccumulation commence.  
   Nous ne nous en rendons pas compte mais les substances toxiques se retrouvent dans les objets de notre quotidien: téléphone, sèche-cheveux, habits, (la fabrication des jeans pollue 80% des eaux au Mexique !!). Quand nous les jetons, les substances ne se dégradent pas, elles se retrouvent dans l’environnement. Et moins nous recyclons, plus elles ont de chance de ne pas être traités et donc de polluer. Il faut prendre conscience du mauvais impact que le matériel de notre vie confortable peut avoir sur la nature (des espèces déjà en voie de disparition comme l’ours polaire) et sur nous-même.
   Souvent, on pense que lorsqu’on jette quelque chose, on n'en verra plus jamais la trace. Le fait est que même en se dégradant, des micro particules vont venir s’immiscer dans un réseau trophique et vont contaminer tous les éléments de la chaine trophique jusqu’à nous.

   Mais quelles substances polluent exactement? Ce sont les molécules chimiques toxiques qui ne se dégradent pas dans l’organisme. Il y en a deux sortes: les métaux lourds comme l’arsenic, le mercure, le plomb ou encore le cadmium, et les polluants organiques persistant comme les pesticides et les BPC (=Biphényles Polychlorés; contenus dans les plastiques).

II) L’humain: un destructeur

A) Exemple du mercure sur les chaines alimentaires
   Le mercure est un métal lourd qui cause beaucoup de dommages chez les êtres vivants. Il est absorbé six fois plus facilement lorsqu’il est sous forme de méthylmercure. Il est encore plus dangereux sous cette forme et atteint directement les cellules du cerveau. Il affecte la reproduction, la croissance et le neurodéveloppement.  

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Mercur10
Doc 3: Bioaccumulation du mercure dans une chaine alimentaire

(Si la concentration de méthylmercure dans les eaux lacustres est connue pour avoir une valeur absolue de 1, les facteurs de bioaccumulation approximatifs pour les microorganismes comme le phytoplancton sont de 105, ceux pour les microorganismes comme le zooplancton et les poissons planctonophages sont de 106 et ceux pour les piscivores comme les poissons, les oiseaux et l'homme sont de 107. Référence: Metal Ions in Biological Systems)
 


B) La bioaccumulation comme indice de pollution
   Étant donné que certains êtres vivants comme le lichen ne sont pas affectés par la bioaccumulation, les scientifiques les utilisent pour déterminer si le milieu dans lequel ils vivent est pollué ou pas. Ils se basent sur le facteur de bioaccumulation (BAF) et le facteur de bioconcentration (BCF). Le BFC est le rapport entre les BAF de l’individu et celui de l’environnement. On peut donc avoir une idée du taux de pollution dans l’air ou dans l’eau ainsi que dans les espèces qui y vivent et suivre son évolution grâce à la quantité de polluant qu’ils ont accumulé. Par exemple, les abeilles sont beaucoup utilisées en Europe. Dans les forêts, les lichens sont utilisés alors que ce sont les huitres pour l’eau. Toutes ces espèces ont une grande capacité d’accumulation.

III) L’humain: sa propre victime

   L’humain, comme nous le savons, est omnivore. Donc, il consomme entre autres des animaux qui sont victime de bioaccumulation. Lui aussi accumule les produits toxiques. Ceux-ci peuvent provoquer des cancers et des maladies. Les personnes peuvent même mourir à cause de ces substances si la quantité atteint un seuil critique.  

   Un exemple concret: le rejet de la BPC (Biphényles Polychlorés). La BPC était un produit chimique utilisé dans plusieurs produits industriels (comme l’encre ou l’additif pour la peinture, les plastiques). Il a été utilisé entre 1930 et 1970. La BPC a une durée de vie énorme et donc elle est bioaccumulée. C’est pour cette raison qu’elle a été interdite en 1977. Elle a des effets néfastes sur les animaux notamment les poissons et les orques. En effet la BPC affecte et affectera le cycle de reproduction des orques jusqu’au moins 2030. Puisque les humains les mangent, les substances toxiques se retrouvent dans leur organisme. Elles causent la bronchite chronique, l'engourdissement des membres, les spasmes musculaires, la faiblesse, etc.  
   La bioaccumulation est particulièrement dangereuse pour les femmes enceintes: Si une femme enceinte absorbe des molécules dangereuses, elle va les transmettre à son bébé via le placenta. Comme celui-ci est en train de se développer, sa croissance sera affectée et en grande partie son cerveau.

   C'est le cas de l’usine Chisso Corporation, à Minamata qui rejetait du mercure. Les poissons en aval de l’usine consommaient le mercure et l’accumulait. Les habitants de Minamata qui mangeaient ces poissons, eurent un taux très important de mercure dans leur organisme. Les nouveaux nés ont été atteint de la maladie de Minamata: ils soufrirent de malformations physiques et de symptômes neurologiques. La maladie fut découverte en 1956. Jusqu’en mars 2001, il y a eu 2265 victimes, dont 1784 morts.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences La_mal10
Doc 4: La maladie de Minamata



IV) L’humain: un prédateur raisonné (les façons dont il peut agir)

A) Le végétarisme
   Nous sommes principalement affectés par la bioaccumulation via notre alimentation. Une solution pour éviter les risques serait donc d’arrêter, ou limiter fortement, la consommation de poisson et de la viande. Soit, devenir végétarien. Manger ces animaux est non seulement mauvais pour la santé, c’est aussi mauvais pour les animaux puisque certains sont déjà en voie de disparition. Donc le végétarisme ôterait une des nombreuses menaces à ces espèces.
   Par contre, il y aurait toujours la possibilité d’ingérer des produits toxiques via les plantes puisque celles-ci participent aussi à la bioaccumulation. En effet, les êtres vivants qui accumulent le plus sont principalement les champignons et les organismes filtreurs (car ils ont une partie sous terraine qui permet de capter plus de molécules. Donc, cette solution est partielle puisqu’elle ne réduit que partiellement l’exposition aux substances toxiques. En plus, cette solution ne réduit pas la bioaccumulation des substances toxiques chez les espèces vulnérables et la faune serait toujours autant en danger.

B) Fermetures d’usines? Taxes?
   Comme nous l’avons vu avec l’usine Minamata, les régions industrielles sont les plus polluées et les espèces vivant dans ces milieux (particulièrement les poissons vivants dans le rivières à proximité) accumulent une énorme quantité de substances toxiques. Nous pourrions donc fermer les usines qui nuisent à l’environnement. Ou, les taxer et leur faire payer les dommages qu’elles causent, comme le soin des malades. Par exemple, l’usine Minamata a du payé 86 millions de dollars en compensation.
Cependant, cette solution a des désavantages puisqu’elle affecte l’économie négativement: la fermeture d’usines diminue la production industrielle et la taxe éventuelle pourrait provoquer la délocalisation des entreprises. Donc une solution plus plausible serait l’interdiction du rejet des substances toxiques non dégradables. Ces usines pourraient utiliser un système de filtres par exemple.

C) Interdiction des produits non dégradables
   On a beau penser que certains produits comme les plastiques finissent par disparaitre au bout d’un long moment, ils ne se dégradent jamais totalement. Ils se transforment en nano particules comme le nano plastique. Ces particules sont plus petites, oui, mais ça les rend encore plus dangereuses: elles sont invisibles et plus facilement assimilables. En effet, dans de nombreux pays, un grand nombre de prélèvements d'eau du robinet contenaient des fibres de plastiques.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences L_eau_10
Doc 5: L'eau du robinet contaminée par le plastique

   L’interdiction pure et simple de ces produits serait une solution : en Europe, les sacs en plastiques, les pailles et les cotons tiges en plastiques (de façon générale, les plastiques à usage unique) sont déjà interdits.

D) La biorestauration (peupliers, luzernes ou bactéries)
   Certains êtres vivants sont capable d’éliminer des substances toxiques et donc de restaurer l’environnement. En en implantant plus, il pourrait y avoir un phénomène de nettoyage des chaînes alimentaires affectées par la bioaccumulation. On pourrait donc planter plus de peupliers et de luzernes pour améliorer la situation et réduire la bioaccumulation. Même certaines bactéries sont capables de réutiliser ces substances chimiques toxique et s’en alimenter. Grâce à leur pouvoir adaptatif, toutes les bactéries qui sont exposées à long terme à ces substances peuvent développer la capacité de dégrader ces produits pour ensuite utiliser les hydrocarbures comme une source de carbone et d’énergie. L’utilisation des bactéries dans les sites contaminés pourrait donc être très utile.

E) Recycler correctement les produits électroniques
   Il faut faire attention à ne pas jeter tout et n’importe quoi à la poubelle car des substances très nocives pourront se retrouver dans la nature puis dans notre estomac au bout d’un moment. Les appareils électroniques contiennent des  produits dangereux comme les métaux lourds tels que le baryum, le strontium, etc. S’ils sont ingérés, ils affectent le cerveau, le système nerveux et de nombreux organes. Le même problème se présente avec les piles et les batteries.  
   Une des meilleures solutions serait de recycler ces appareils correctement pour que les métaux soient récupérés et réutilisés pour d'autres produits. Ou, une autre solution plus drastique, serait de ne pas acheter ces appareils du tout (même si, on sait, que c’est difficile de vivre sans son petit iPhone...).  


   Pour conclure, maintenant que nous avons assez d’avancée scientifique pour bien comprendre les conséquences de nos actions, nous pouvons enfin voir que la pollution et le rejet de ces substances chimiques toxiques ont des répercussions assez importantes. Nous devrions donc nous réveiller et  mettre en œuvre les solutions que nous discutons depuis des années. Les gouvernements doivent finalement proposer des lois, des solutions drastiques et prendre action. Il faut non seulement arrêter la bioaccumulation mais aussi arrêter tous les autres processus qui lui sont liés : l’émission des gaz à effet de serre, etc. Alors commençons dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.
Auteurs: Ghia El-Zoubeir et Jeanne Peyroche



Sources
• Neil Campbell, Jane Reece, 2007, Biologie + Mastering biologie, 7ème édition, PEARSON
• Yannick Agnan, 6 octobre 2014, modifié le 22 janvier 2016; rubrique “La biosurveillance et les lichens”, site FUTURA PLANETE, URL: https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/environnement-lichens-temoins-pollution-atmospherique-1900/page/6/
• Définition de Bioaccumulation; AQUAPORTAIL.com ; URL: https://www.aquaportail.com/definition-4173-bioaccumulation.htmlhttps://www.aquaportail.com/definition-4173-bioaccumulation.html
• Bioaccumulation, Encycloécolo; URL: https://www.encyclo-ecolo.com/Bioaccumulation  
• “Le mercure dans la chaîne alimentaire”, le 9 juillet 2013, site officiel du gouvernement du Canada; URL: https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/polluants/mercure-environnement/preoccupations-sante/chaine-alimentaire.html
• "DETOX”, campagne 2018, Site officiel de Greenpeace Luxembourg; URL: https://www.greenpeace.org/archive-luxembourg/fr/Campagnes-Greenpeace-Luxembourg/Detox/
• “La bioaccumulation, la bioamplification et la bioconcentration”, rubrique science et technologie, Alloprof, URL: http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/s1202.aspx
• Bioaccumulation, Catégorie Ecotoxicologie, Wikipédia, URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bioaccumulation

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Message  Swane L S2 le Sam 11 Mai 2019 - 19:38

Bonjour Ghia et Jeanne (et oui encore moi ),
Tout d'abord bravo!!!Votre article est génial !!!Je le trouve peut être un peu long mais très bien expliqué!!
Je n'ai pas compris pourquoi être végétarien pourrait arranger, certes on aurait moins de maladie, mais ça ne diminuera pas, ou voir arrêtera pas, les usines a produire du mercure donc je ne pense pas que cela fasse un très grand changement ...
Merci de votre réponse 
Swane 1S2

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Message  Jeanne S1 le Lun 13 Mai 2019 - 17:14

Swane L S2 a écrit:Bonjour Ghia et Jeanne (et oui encore moi ),
Tout d'abord bravo!!!Votre article est génial !!!Je le trouve peut être un peu long mais très bien expliqué!!
Je n'ai pas compris pourquoi être végétarien pourrait arranger, certes on aurait moins de maladie, mais ça ne diminuera pas, ou voir arrêtera pas, les usines a produire du mercure donc je ne pense pas que cela fasse un très grand changement ...
Merci de votre réponse 
Swane 1S2

Bonjour Swane!

Merci d'avoir lu notre article, Nous sommes contentes qu'il t'ait plu : ). En effet, nous sommes d'accord, le végétarisme n'empêcherait pas les usines de polluer, ni n'empêcherait la bioaccumulation dans les espèces en danger (ou pas d'ailleurs). Dans nos solutions, le végétarisme permettait de remédier aux maladies mortelles qui peuvent toucher les hommes (et uniquement les hommes nous sommes d'accord). La petite phrase à la fin, qui trompe en effet, on vient de le remarquer: «Donc le végétarisme ôterait une des nombreuses menaces à ces espèces», parle juste d'un autre effet du végétarisme (lutter contre l'extinction de certains poissons). C'était une manière de dire que le végétarisme permettait de protéger les hommes de la bioaccumulation tout en préservant les espèces en danger (ici un danger qui n'est pas la bioaccumulation).

Maintenant, comme nous l'avons écrit, il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous ne pensons personnellement pas que le végétarisme soit une option plus généralement, pour toute sorte de problème. Cependant, c'est comme une évidence pour d'autres..
Et toi, que pense-tu du végétarisme?

On espère avoir répondu à ta question,

Jeanne et Ghia

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Message  Swane L S2 le Lun 13 Mai 2019 - 17:40

Jeanne S1 a écrit:
Swane L S2 a écrit:Bonjour Ghia et Jeanne (et oui encore moi ),
Tout d'abord bravo!!!Votre article est génial !!!Je le trouve peut être un peu long mais très bien expliqué!!
Je n'ai pas compris pourquoi être végétarien pourrait arranger, certes on aurait moins de maladie, mais ça ne diminuera pas, ou voir arrêtera pas, les usines a produire du mercure donc je ne pense pas que cela fasse un très grand changement ...
Merci de votre réponse 
Swane 1S2

Bonjour Swane!

Merci d'avoir lu notre article, Nous sommes contentes qu'il t'ait plu : ). En effet, nous sommes d'accord, le végétarisme n'empêcherait pas les usines de polluer, ni n'empêcherait la bioaccumulation dans les espèces en danger (ou pas d'ailleurs). Dans nos solutions, le végétarisme permettait de remédier aux maladies mortelles qui peuvent toucher les hommes (et uniquement les hommes nous sommes d'accord). La petite phrase à la fin, qui trompe en effet, on vient de le remarquer: «Donc le végétarisme ôterait une des nombreuses menaces à ces espèces», parle juste d'un autre effet du végétarisme (lutter contre l'extinction de certains poissons). C'était une manière de dire que le végétarisme permettait de protéger les hommes de la bioaccumulation tout en préservant les espèces en danger (ici un danger qui n'est pas la bioaccumulation).

Maintenant, comme nous l'avons écrit, il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous ne pensons personnellement pas que le végétarisme soit une option plus généralement, pour toute sorte de problème. Cependant, c'est comme une évidence pour d'autres..
Et toi, que pense-tu du végétarisme?

On espère avoir répondu à ta question,

Jeanne et Ghia
Bonjour Jeanne et Ghia,
En effet vous avez répondue à ma question!Personnellement n'étant pas végétarienne, je ne voudrais pas induire en erreur certaines personnes, mais pour moi je pense que chaque personne fait comme il le sent... Mais c'est vrai que moi personnellement je ne peux pas devenir végétarienne.
Et vous qu'en pensez vous? L'êtes vous? 
Merci de votre réponse,
Swane 1S2

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Message  Jeanne S1 le Lun 13 Mai 2019 - 18:14

Swane L S2 a écrit:
Bonjour Jeanne et Ghia,
En effet vous avez répondue à ma question!Personnellement n'étant pas végétarienne, je ne voudrais pas induire en erreur certaines personnes, mais pour moi je pense que chaque personne fait comme il le sent... Mais c'est vrai que moi personnellement je ne peux pas devenir végétarienne.
Et vous qu'en pensez vous? L'êtes vous? 
Merci de votre réponse,
Swane 1S2

Bonjour Swane,

Alors, pour ma part, je ne suit pas végétarienne (Ghia non plus je pense). Selon moi, chacun peu prendre la décision qu'il veut mais l'imposer serait trop radical. En effet je pense qu'un humain omnivore doit manger de la viande autant que des légumes et des féculents... Par contre, je suis d'accord avec le fait que actuellement nous mangeons trop de viande. L'élevage de masse est quelque chose qui nuit grandement à la planète. Mais cela semble plus dû aux fast-foods et aux viandes indutrielles. Nous devrions plus manger de la viande locale et en petite quantité sans pour autant l'éradiquer de nôtre alimentation.

Jeanne

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Message  CyrusS1 le Mar 14 Mai 2019 - 15:54

Bonjour Jeanne et Ghia,

Très intéressent votre article, il m’a beaucoup plu. Par contre j’avais une question, vous nous dites qu’il est temps d’arrêter la bioaccumulation et les autres processus tel que les émission de G.E.S, par contre le problème est que selon Stats Canada (https://www.rncan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/oee/pdf/transportation/fuel-efficient-technologies/autosmart_factsheet_6_f.pdf)
Une voiture en moyenne relâche près de 4600kg de CO2 par année et malgré la nocivité intense de ses relâchements dans la natures, l’économie de plusieurs usines et compagnies de voitures repose sur les ventes donc arrêter l’utilisation des voitures engendrerai plus de problème qu’elle n’en règle.
Qu’en pensez-vous ?

Merci
Cyrus

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Message  GhiaS1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:20

CyrusS1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia,

Très intéressent votre article, il m’a beaucoup plu. Par contre j’avais une question, vous nous dites qu’il est temps d’arrêter la bioaccumulation et les autres processus tel que les émission de G.E.S, par contre le problème est que selon Stats Canada (https://www.rncan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/oee/pdf/transportation/fuel-efficient-technologies/autosmart_factsheet_6_f.pdf)
Une voiture en moyenne relâche près de 4600kg de CO2 par année et malgré la nocivité intense de ses relâchements dans la natures, l’économie de plusieurs usines et compagnies de voitures repose sur les ventes donc arrêter l’utilisation des voitures engendrerai plus de problème qu’elle n’en règle.
Qu’en pensez-vous ?

Merci
Cyrus

Bonjour Cyrus,

En effet, nous pensons qu'il est temps d'arrêter la pollution et donc l'émission des GES. Tu as raison, le marché des voitures contribue énormément à l'économie, mais la réduction de la pollution émise par les voitures ne se traduit pas en une interdiction des voitures. Le marché des voitures électriques pourrait, à mon avis, facilement combler le manque. Et au lieu d'acheter du pétrole, on paiera plus pour l'énergie. Certains achèteront des panneaux solaires pour alimenter leur voiture.

L'économie ne sera donc pas touché.

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Message  GhiaS1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:21

Swane L S2 a écrit:
Jeanne S1 a écrit:
Swane L S2 a écrit:Bonjour Ghia et Jeanne (et oui encore moi ),
Tout d'abord bravo!!!Votre article est génial !!!Je le trouve peut être un peu long mais très bien expliqué!!
Je n'ai pas compris pourquoi être végétarien pourrait arranger, certes on aurait moins de maladie, mais ça ne diminuera pas, ou voir arrêtera pas, les usines a produire du mercure donc je ne pense pas que cela fasse un très grand changement ...
Merci de votre réponse 
Swane 1S2

Bonjour Swane!

Merci d'avoir lu notre article, Nous sommes contentes qu'il t'ait plu : ). En effet, nous sommes d'accord, le végétarisme n'empêcherait pas les usines de polluer, ni n'empêcherait la bioaccumulation dans les espèces en danger (ou pas d'ailleurs). Dans nos solutions, le végétarisme permettait de remédier aux maladies mortelles qui peuvent toucher les hommes (et uniquement les hommes nous sommes d'accord). La petite phrase à la fin, qui trompe en effet, on vient de le remarquer: «Donc le végétarisme ôterait une des nombreuses menaces à ces espèces», parle juste d'un autre effet du végétarisme (lutter contre l'extinction de certains poissons). C'était une manière de dire que le végétarisme permettait de protéger les hommes de la bioaccumulation tout en préservant les espèces en danger (ici un danger qui n'est pas la bioaccumulation).

Maintenant, comme nous l'avons écrit, il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous ne pensons personnellement pas que le végétarisme soit une option plus généralement, pour toute sorte de problème. Cependant, c'est comme une évidence pour d'autres..
Et toi, que pense-tu du végétarisme?

On espère avoir répondu à ta question,

Jeanne et Ghia
Bonjour Jeanne et Ghia,
En effet vous avez répondue à ma question!Personnellement n'étant pas végétarienne, je ne voudrais pas induire en erreur certaines personnes, mais pour moi je pense que chaque personne fait comme il le sent... Mais c'est vrai que moi personnellement je ne peux pas devenir végétarienne.
Et vous qu'en pensez vous? L'êtes vous? 
Merci de votre réponse,
Swane 1S2

Bonjour Swane,
Jeanne avait bien supposé, je ne suis pas végétarienne. En effet, le végétarisme sera presque impossible pour moi! Par contre, j'essaie de réduire ma fréquentation de la restauration rapide et ma consommation de viande rouge (et manger plus de poulet).

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Message  LucasS1 le Mar 14 Mai 2019 - 17:38

Bonjour Jeanne et Ghia,
Tout d'abord, je trouve votre article très intéressant et complet.
Par contre, le fait d'être végétarien ne pourra pas résoudre la bio accumulation puisque nous n'agissons pas directement dessus.
De plus, l'homme a besoin de protéine et de plusieurs autres nutriments pour survivre. Donc, si nous mangeons que des plantes et nous restrictions les éléments importants pour notre survie, nous changerons complètement notre corps et habitude. Quelles seraient alors une solution, qui pourrait nous aider à manger sainement sans risque de manger de la nourriture sans qu'elle soit contaminée par la bio accumulation?

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Message  CyrusS1 le Mar 14 Mai 2019 - 20:45

GhiaS1 a écrit:
CyrusS1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia,

Très intéressent votre article, il m’a beaucoup plu. Par contre j’avais une question, vous nous dites qu’il est temps d’arrêter la bioaccumulation et les autres processus tel que les émission de G.E.S, par contre le problème est que selon Stats Canada (https://www.rncan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/oee/pdf/transportation/fuel-efficient-technologies/autosmart_factsheet_6_f.pdf)
Une voiture en moyenne relâche près de 4600kg de CO2 par année et malgré la nocivité intense de ses relâchements dans la natures, l’économie de plusieurs usines et compagnies de voitures repose sur les ventes donc arrêter l’utilisation des voitures engendrerai plus de problème qu’elle n’en règle.
Qu’en pensez-vous ?

Merci
Cyrus

Bonjour Cyrus,

En effet, nous pensons qu'il est temps d'arrêter la pollution et donc l'émission des GES. Tu as raison, le marché des voitures contribue énormément à l'économie, mais la réduction de la pollution émise par les voitures ne se traduit pas en une interdiction des voitures. Le marché des voitures électriques pourrait, à mon avis, facilement combler le manque. Et au lieu d'acheter du pétrole, on paiera plus pour l'énergie. Certains achèteront des panneaux solaires pour alimenter leur voiture.

L'économie ne sera donc pas touché.

Re-bonjour,

Je suis totalement d'accord à ce sujet de faire des voitures électriques pour remplacer les voitures qui consomment du pétrole mais voila un autre problème, tout est relier de fil en aiguilles, c'est-à-dire que l'un ne va pas sans l'autre, ici changer nos véhicules pour qu'elles soient électriques serait magnifique et je suis totalement pour mais voilà où vient en jeu le marché économique du pétrole qui se prendrait un gros coup dans la figure.
Pensez-vous qu'il existe des moyens totalement sécuritaire environnementalement ainsi qu'économiquement?

Merci
Cyrus

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Message  Jeanne S1 le Jeu 16 Mai 2019 - 19:53

LucasS1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia,
Tout d'abord, je trouve votre article très intéressant et complet.
Par contre, le fait d'être végétarien ne pourra pas résoudre la bio accumulation puisque nous n'agissons pas directement dessus.
De plus, l'homme a besoin de protéine et de plusieurs autres nutriments pour survivre. Donc, si nous mangeons que des plantes et nous restrictions les éléments importants pour notre survie, nous changerons complètement notre corps et habitude. Quelles seraient alors une solution, qui pourrait nous aider à manger sainement sans risque de manger de la nourriture sans qu'elle soit contaminée par la bio accumulation?

Bonjour Lucas,

Merci pour ta réaction. Par rapport au végétarisme, nous avons débattu sur le point avec Swane S2, je te renvoie donc au messages précédents si tu veux plus d'explications.

Pour le reste, nous sommes d'accord, nous ne pouvons réduire considérablement la variété de nos aliments (même si il existe maintenant des alternatives comme le tofu, consommé par les véganes). Selon nous il n'est pas nécessaire de manger "que des plantes", même si c'est le point de vue d'autres.

La solution pour manger sainement sans risque de contamination par bio-accumulation est donc d'arrêter d'augmenter le phénomène naturel en rejetant des substance toxiques non naturelles dans la nature (notamment les usines, les plastiques jetés par les gens,...). Si nous polluons nôtre environnement, nous devons nous attendre à consommer des aliments pollués.

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Message  GhiaS1 le Jeu 16 Mai 2019 - 22:12

CyrusS1 a écrit:
GhiaS1 a écrit:
CyrusS1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia,

Très intéressent votre article, il m’a beaucoup plu. Par contre j’avais une question, vous nous dites qu’il est temps d’arrêter la bioaccumulation et les autres processus tel que les émission de G.E.S, par contre le problème est que selon Stats Canada (https://www.rncan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/oee/pdf/transportation/fuel-efficient-technologies/autosmart_factsheet_6_f.pdf)
Une voiture en moyenne relâche près de 4600kg de CO2 par année et malgré la nocivité intense de ses relâchements dans la natures, l’économie de plusieurs usines et compagnies de voitures repose sur les ventes donc arrêter l’utilisation des voitures engendrerai plus de problème qu’elle n’en règle.
Qu’en pensez-vous ?

Merci
Cyrus

Bonjour Cyrus,

En effet, nous pensons qu'il est temps d'arrêter la pollution et donc l'émission des GES. Tu as raison, le marché des voitures contribue énormément à l'économie, mais la réduction de la pollution émise par les voitures ne se traduit pas en une interdiction des voitures. Le marché des voitures électriques pourrait, à mon avis, facilement combler le manque. Et au lieu d'acheter du pétrole, on paiera plus pour l'énergie. Certains achèteront des panneaux solaires pour alimenter leur voiture.

L'économie ne sera donc pas touché.

Re-bonjour,

Je suis totalement d'accord à ce sujet de faire des voitures électriques pour remplacer les voitures qui consomment du pétrole mais voila un autre problème, tout est relier de fil en aiguilles, c'est-à-dire que l'un ne va pas sans l'autre, ici changer nos véhicules pour qu'elles soient électriques serait magnifique et je suis totalement pour mais voilà où vient en jeu le marché économique du pétrole qui se prendrait un gros coup dans la figure.
Pensez-vous qu'il existe des moyens totalement sécuritaire environnementalement ainsi qu'économiquement?

Merci
Cyrus

Bonjour Cyrus,

Personellement, je ne pense pas qu'il est possible de faire un si gros changement en toute sécurité. Mais, en fin de compte, le risque vaut le coup puisqu'on sauve la planète! Il est absolument vrai qu'après ce changement, l'industrie pétrolière sera fortement affecté mais de nouvelles industries (moins nocives pour la planète) se développeront. Des exemples de ces dernières sont, comme je l'avais dit avant, d'autres branches écolo de l"industrie énergétique comme les panneaux solaires, les éoliennes, ....

J'espère t'avoir bien répondu.

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Message  Tamara baclet 1s1 le Jeu 16 Mai 2019 - 22:42

Bonjour Jeanne et Ghia

Je trouve votre article très intéressant et très clair. Est-ce que les produit pour végétarien imitant la viande sont préférable à la viande elle même et on moins de particule venant de la bio accumulation?

Tamara baclet 1s1
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Message  LucasS1 le Ven 17 Mai 2019 - 15:22

Jeanne S1 a écrit:
LucasS1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia,
Tout d'abord, je trouve votre article très intéressant et complet.
Par contre, le fait d'être végétarien ne pourra pas résoudre la bio accumulation puisque nous n'agissons pas directement dessus.
De plus, l'homme a besoin de protéine et de plusieurs autres nutriments pour survivre. Donc, si nous mangeons que des plantes et nous restrictions les éléments importants pour notre survie, nous changerons complètement notre corps et habitude. Quelles seraient alors une solution, qui pourrait nous aider à manger sainement sans risque de manger de la nourriture sans qu'elle soit contaminée par la bio accumulation?

Bonjour Lucas,

Merci pour ta réaction. Par rapport au végétarisme, nous avons débattu sur le point avec Swane S2, je te renvoie donc au messages précédents si tu veux plus d'explications.

Pour le reste, nous sommes d'accord, nous ne pouvons réduire considérablement la variété de nos aliments (même si il existe maintenant des alternatives comme le tofu, consommé par les véganes). Selon nous il n'est pas nécessaire de manger "que des plantes", même si c'est le point de vue d'autres.

La solution pour manger sainement sans risque de contamination par bio-accumulation est donc d'arrêter d'augmenter le phénomène naturel en rejetant des substance toxiques non naturelles dans la nature (notamment les usines, les plastiques jetés par les gens,...). Si nous polluons nôtre environnement, nous devons nous attendre à consommer des aliments pollués.

Jeanne S1

Bonjour Jeanne,
Je suis tout à fait d'accord avec ta solution, mais dans notre monde actuel, arrêter les usines seraient trop compliqué puisque ça détruirait notre économie. De millions de personnes perdraient leur emploi et seront probablement dans la rue. Mais rien n'est parfait. Il faut agir dès maintenant pour un environnement meilleur. Pensez-vous avoir une solution pour arrêter les usines à polluer autant qu’aujourd’hui?
Merci, Lucas

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Message  Jeanne S1 le Sam 18 Mai 2019 - 11:00

LucasS1 a écrit:

Bonjour Jeanne,
Je suis tout à fait d'accord avec ta solution, mais dans notre monde actuel, arrêter les usines seraient trop compliqué puisque ça détruirait notre économie. De millions de personnes perdraient leur emploi et seront probablement dans la rue.  Mais rien n'est parfait. Il faut agir dès maintenant pour un environnement meilleur. Pensez-vous avoir une solution pour arrêter les usines à polluer autant qu’aujourd’hui?
Merci, Lucas

Alors, en effet arrêter toutes les usines serait une catastrophe pour nôtre économie, surtout que nôtre société repose sur une production de masse de la quasi-totalité de nos produits. Seulement, toutes les usines ne sont heureusement pas responsables de la bio-accumulation. Ce sont principalement les usine de pétrochimie (celles-ci rejettent des métaux lourd qui ont un gros impacte dans la nature) qui en sont responsables. Or, les usines de pétrochimie fabriquent des produits chimiques à partir de pétrole et de gaz naturel. La fabrication de produits chimiques nuit aussi grandement à l'environnement, et l'utilisation d'énergie fossile doit être réduite si nous voulons aller vers une économie plus verte.

Ainsi, les usines de pétrochimie, bien qu'importantes ont de très nombreux aspect négatifs selon moi et les fermer progressivement serait un progrès. Bien sûr, la question de l'emploi se pose comme tu l'as dit. Cependant, je pense que si nous nous détournons de l'industrie pétrochimique, nous allons devoir trouver des alternatives plus écologiques (produits écologiques et biodégradables) qui seront aussi l'objet d'usines et créeront des emplois. Le but ne serait pas de faire s'écrouler l'économie mais de la changer.

De plus, je pense que nous arrivons à un état d'urgence écologique si important que le souci d'économie, bien que très important, ne devrait pas empêcher la suppression des plus grandes sources de pollution autant rentables qu'elles puissent être.

Penses-tu qu'aller vers un système plus écologique peut nuire à l'économie mondiale ?

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Message  Jeanne S1 le Sam 18 Mai 2019 - 11:29

Tamara baclet 1s1 a écrit:Bonjour Jeanne et Ghia

Je trouve votre article très intéressant et très clair. Est-ce que les produit pour végétarien imitant la viande sont préférable à la viande elle même et on moins de particule venant de la bio accumulation?

Bonjour Tamara, je vais tenter de répondre le mieux possible à ta question : )

Tout d'abord, comme nous l'avons expliqué, le taux d'accumulation dans un organisme augmente avec la chaîne alimentaire. Dans, cette chaîne, les végétaux sont tout en bas. Les herbivores, eux viennent juste après (tu peux voir la pyramide ci-dessous).
La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Pyrami10

Donc au niveau de cet enchaînement, les végétaux ont moins de chance d'être atteint pas la bioaccumulation que les vaches par exemple.

Ensuite, il faut prendre en compte la capacité de chaque individu à bio accumuler. D'après une étude réalisée en 2007, les vaches ne sont pas de grande bioaccumulatrices:

"Une étude des effets du décaBDE administré dans l'alimentation de vaches réalisée par Kierkegaard et al.(2007) démontre que tous les facteurs de bioamplification associés aux produits d'ensilage donnés aux vaches étaient inférieurs à 1. Cependant, les métabolites du décaBDE et la substance d'origine n'ont pas tous été comptabilisés. Les résultats de cette étude étaient très incertains en raison de la grande variabilité des concentrations de décaBDE dans l'alimentation à base de produits d'ensilage."

"De plus, les concentrations de PBDE étaient plus élevées dans le tissu adipeux (stockage des graisses) que dans les organes. En s'appuyant sur ces observations, les auteurs ont suggéré que les vaches étaient dans une phase d'élimination plutôt que d'accumulation du PBDE"

Source: site officiel du gouvernement du Canada, Environnement et Changement Climatique Canada

Pour ce qui est des plantes qui remplacent la viande, par rapport aux informations que j'ai trouvées, les aliments comme le tofu ne sont pas de grand bioaccumulateurs non plus (source: http://www.ec.gc.ca/ese-ees/default.asp?lang=Fr&n=28E64562-1)

Enfin, il faudrait aussi faire attention à si les plantes dont tu parles sont l'oeuvre d'une agriculture traditionnelle ou biologique (car si elles sont polluées tu pourais bio accumuler les substances qu'il y a dessus). Idem pour la viande bovine.

Pour conclure donc je dirait que au niveau de la bioaccumulation, les deux ne sont pas de très bon accumulateurs mais si les vaches consomment des plantes contaminées, elles seraient plus dangereuses que si nous consommant directement ces plantes ( et je ne pense pas que les vaches mangent du tofu par ailleurs). Je pense que le plus grand facteur est si l'agriculture est biologique ou pas.

Par contre, pour le végétarisme, est représente un grand avantage par rapport à la consommation de poissons (énormes bio-accumulateurs).


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Message  LucasS1 le Sam 18 Mai 2019 - 11:49

Jeanne S1 a écrit:
LucasS1 a écrit:

Bonjour Jeanne,
Je suis tout à fait d'accord avec ta solution, mais dans notre monde actuel, arrêter les usines seraient trop compliqué puisque ça détruirait notre économie. De millions de personnes perdraient leur emploi et seront probablement dans la rue.  Mais rien n'est parfait. Il faut agir dès maintenant pour un environnement meilleur. Pensez-vous avoir une solution pour arrêter les usines à polluer autant qu’aujourd’hui?
Merci, Lucas

Alors, en effet arrêter toutes les usines serait une catastrophe pour nôtre économie, surtout que nôtre société repose sur une production de masse de la quasi-totalité de nos produits. Seulement, toutes les usines ne sont heureusement pas responsables de la bio-accumulation. Ce sont principalement les usine de pétrochimie (celles-ci rejettent des métaux lourd qui ont un gros impacte dans la nature) qui en sont responsables. Or, les usines de pétrochimie fabriquent des produits chimiques à partir de pétrole et de gaz naturel. La fabrication de produits chimiques nuit aussi grandement à l'environnement, et l'utilisation d'énergie fossile doit être réduite si nous voulons aller vers une économie plus verte.

Ainsi, les usines de pétrochimie, bien qu'importantes ont de très nombreux aspect négatifs selon moi et les fermer progressivement serait un progrès. Bien sûr, la question de l'emploi se pose comme tu l'as dit. Cependant, je pense que si nous nous détournons de l'industrie pétrochimique, nous allons devoir trouver des alternatives plus écologiques (produits écologiques et biodégradables) qui seront aussi l'objet d'usines et créeront des emplois. Le but ne serait pas de faire s'écrouler l'économie mais de la changer.

De plus, je pense que nous arrivons à un état d'urgence écologique si important que le souci d'économie, bien que très important, ne devrait pas empêcher la suppression des plus grandes sources de pollution autant rentables qu'elles puissent être.

Penses-tu qu'aller vers un système plus écologique peut nuire à l'économie mondiale ?

Bonjour Jeanne,
Je pense que nous pouvons aller vers un système plus écologique sans nuire à l’économie. Si, le bénévolat devient un salaire, non-seulement nous agissons pour notre environnement, mais nous payons des citoyens, qui contribuent à un monde plus écologique. Bien sûr, ce nouveau travail ne sera qu’attribuer à ceux qui travaillent sur terre. On pourrait planter plus d’arbre dans les villes, rétablir la terre morte dans les parcs en ville pour faire revenir la biodiversité ou même rétablir des habitats naturels dans les parcs nationaux. Dans le monde aquatique, je ne vois pas de solution pour rétablir les poissons endommager par la bioaccumulation. Mais nous devons prendre des précautions pour ne pas nuire l’économie en annulant toutes les industries polluantes. Il faut plutôt les garder pour qu’ils puissent soutenir les industries écologiques en polluant moins les sols.
J’espère que je t’ai convaincu.
Lucas

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Message  Jeanne S1 le Sam 18 Mai 2019 - 23:06

LucasS1 a écrit:

Bonjour Jeanne,
Je pense que nous pouvons aller vers un système plus écologique sans nuire à l’économie. Si, le bénévolat devient un salaire, non-seulement nous agissons pour notre environnement, mais nous payons des citoyens, qui contribuent à un monde plus écologique. Bien sûr, ce nouveau travail ne sera qu’attribuer à ceux qui travaillent sur terre. On pourrait planter plus d’arbre dans les villes, rétablir la terre morte dans les parcs en ville pour faire revenir la biodiversité ou même rétablir des habitats naturels dans les parcs nationaux. Dans le monde aquatique, je ne vois pas de solution pour rétablir les poissons endommager par la bioaccumulation. Mais nous devons prendre des précautions pour ne pas nuire l’économie en annulant toutes les industries polluantes. Il faut plutôt les garder pour qu’ils puissent soutenir les industries écologiques en polluant moins les sols.
J’espère que je t’ai convaincu.
Lucas

Bonsoir Lucas,

En effet, je n'y avait jamais penser, payer les bénévoles qui agissent pour l’environnement pourrait permettre à de nombreuses personnes de sortir du chômage, une économie nouvelle verrait le jour. Par contre, je ne voit pas comment ces nouveaux emplois pourraient servir à l'économie nationale (aucun revenu, ce serait des fonctionnaires qui auraient donc ce rôle, et un pays investirait dans sa politique environnementale comme dans ses écoles, ses hôpitaux, etc.).

Je suis d'accord, nous ne pouvons supprimer les industries d'un coup, mais les garder ferait plus concurrence aux nouvelles industries que cela les aideraient selon moi. Nous pourrions par contre parler de reconversion et aider ses industries à aller vers une activité plus saine tout en maintenant leur activité et en gardant les emplois qu'elles génèrent.

Bonne soirée,

Jeanne S1

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Message  ElsaY1S2 le Dim 19 Mai 2019 - 20:59

GhiaS1 a écrit:Mots clés: bioaccumulation,
bioamplification, chaîne alimentaire, pollution, santé
   
La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences

   Depuis plusieurs années, on prend conscience de la pollution humaine et de ses méfaits sur la nature. Plus particulièrement, on remarque que la pollution de certaines substances chimiques nocives qui ne se dégradent pas naturellement et donc, qui s’accumulent dans les êtres vivants, représentent un danger peu connu pour de nombreuses espèces dont les humains qui sont victimes d’eux même sans s’en rendre compte.  
 En quoi la pollution humaine affecte-t-elle les chaînes alimentaires par le biais de la bioaccumulation de substances chimiques toxiques et comment l’Homme est-il lui-même affecté?

I) L’humain, un pollueur

A) Une définition de la bioaccumulation et de la bioamplification
   La bioaccumulation est l’augmentation de la concentration d’une substance polluante dans un être vivant par le processus d’infiltration. C’est à dire en consommant directement cette substance, présente dans l’atmosphère, l’eau, ou le sol (c’est le cas des autotrophes), ou en consommant un être vivant qui en a déjà accumulé (hétérotrophes). Ces substances, n’étant pas dégradées par l’organisme, vont s’accumuler dans certains tissus, notamment les tissus adipeux.  
   La bioaccumulation va de pair avec la bioamplification (biomagnification sur le doc 2): le fait que plus on remonte dans la chaine alimentaire, plus la concentration de substances toxiques est élevée.  Ainsi, un grand prédateur accumulera plus qu’un animal à la base de la chaine puisqu’il aura mangé plusieurs proies ayant déjà accumulé ces substances.

   Comment ça marche? Dans un milieu, il y a des substances polluantes comme les métaux lourds, des pesticides ou des perturbateurs endocriniens qui ne peuvent pas se dégrader. Si un être vivant les ingère, il ne peut que s’en débarrasser ou les stocker. Ce qu’il stocke se retrouve dans ses tissus adipeux, donc dans sa graisse puisque les substances chimique et toxique sont lipophiles (elles aiment la graisse). Bien sûr, les êtres vivants n’ont pas la même capacité d’accumulation, celle-ci dépend de leur espèce, de leur état de santé et même de leur âge. En effet, ce n’est pas parce que deux espèces évoluent dans le même milieu qu’elles ont la même capacité d’accumulation. De plus, un même animal peut plus ou moins accumuler une substance en fonction de la formule chimique de cette dernière. Plus il consomme ces substances, plus leur concentration est élevée dans son organisme. C’est ça qui cause l’accumulation.  Elle peut être très dangereuse pour l’être vivant concerné.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Pirami10
Doc1: Pyramide bioamplification

   Prenons un petit poisson par exemple. Pour se nourrir, ce poisson filtre l’eau. Mais, comme il vit dans un milieu pollué, il consomme aussi du mercure. Faute de pouvoir l’éliminer, le petit poisson accumule de plus en plus de mercure dans sa graisse. Cela peut nuire à sa santé. Ensuite, imaginons que ce petit poisson est mangé par un moyen poisson. Le moyen poisson va manger aussi le mercure. Plus encore, il va manger plein de petits poissons et accumuler encore plus de mercure déjà accumulé dans les petits poissons.  Puis, un gros poisson se nourrira de moyens poissons et ainsi de suite.  

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Bimagn10
Doc 2: Différence bioaccumulation et bioamplification

   Nous arrivons donc à un autre problème: en remontant dans les chaines alimentaires, la bioaccumulation augmente dans les organismes. C’est la bioamplification. C’est un gros problème pour l’homme qui est l’un des plus grands prédateurs de la planète.

B) Polluant et source de pollution
   À cause de l’Homme, de nombreuses substances chimiques et polluantes présentes dans les pesticides, les herbicides et les produits industriels sont déversés dans l’eau et relâchés dans l'atmosphère. Ceux-ci s’infiltrent aussi dans les sols. Ces substances se trouvent ainsi dans le biotope (le milieu de vie) de nombreuses espèces animales, ces dernières les consomment et la bioaccumulation commence.  
   Nous ne nous en rendons pas compte mais les substances toxiques se retrouvent dans les objets de notre quotidien: téléphone, sèche-cheveux, habits, (la fabrication des jeans pollue 80% des eaux au Mexique !!). Quand nous les jetons, les substances ne se dégradent pas, elles se retrouvent dans l’environnement. Et moins nous recyclons, plus elles ont de chance de ne pas être traités et donc de polluer. Il faut prendre conscience du mauvais impact que le matériel de notre vie confortable peut avoir sur la nature (des espèces déjà en voie de disparition comme l’ours polaire) et sur nous-même.
   Souvent, on pense que lorsqu’on jette quelque chose, on n'en verra plus jamais la trace. Le fait est que même en se dégradant, des micro particules vont venir s’immiscer dans un réseau trophique et vont contaminer tous les éléments de la chaine trophique jusqu’à nous.

   Mais quelles substances polluent exactement? Ce sont les molécules chimiques toxiques qui ne se dégradent pas dans l’organisme. Il y en a deux sortes: les métaux lourds comme l’arsenic, le mercure, le plomb ou encore le cadmium, et les polluants organiques persistant comme les pesticides et les BPC (=Biphényles Polychlorés; contenus dans les plastiques).

II) L’humain: un destructeur

A) Exemple du mercure sur les chaines alimentaires
   Le mercure est un métal lourd qui cause beaucoup de dommages chez les êtres vivants. Il est absorbé six fois plus facilement lorsqu’il est sous forme de méthylmercure. Il est encore plus dangereux sous cette forme et atteint directement les cellules du cerveau. Il affecte la reproduction, la croissance et le neurodéveloppement.  

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences Mercur10
Doc 3: Bioaccumulation du mercure dans une chaine alimentaire

(Si la concentration de méthylmercure dans les eaux lacustres est connue pour avoir une valeur absolue de 1, les facteurs de bioaccumulation approximatifs pour les microorganismes comme le phytoplancton sont de 105, ceux pour les microorganismes comme le zooplancton et les poissons planctonophages sont de 106 et ceux pour les piscivores comme les poissons, les oiseaux et l'homme sont de 107. Référence: Metal Ions in Biological Systems)
 


B) La bioaccumulation comme indice de pollution
   Étant donné que certains êtres vivants comme le lichen ne sont pas affectés par la bioaccumulation, les scientifiques les utilisent pour déterminer si le milieu dans lequel ils vivent est pollué ou pas. Ils se basent sur le facteur de bioaccumulation (BAF) et le facteur de bioconcentration (BCF). Le BFC est le rapport entre les BAF de l’individu et celui de l’environnement. On peut donc avoir une idée du taux de pollution dans l’air ou dans l’eau ainsi que dans les espèces qui y vivent et suivre son évolution grâce à la quantité de polluant qu’ils ont accumulé. Par exemple, les abeilles sont beaucoup utilisées en Europe. Dans les forêts, les lichens sont utilisés alors que ce sont les huitres pour l’eau. Toutes ces espèces ont une grande capacité d’accumulation.

III) L’humain: sa propre victime

   L’humain, comme nous le savons, est omnivore. Donc, il consomme entre autres des animaux qui sont victime de bioaccumulation. Lui aussi accumule les produits toxiques. Ceux-ci peuvent provoquer des cancers et des maladies. Les personnes peuvent même mourir à cause de ces substances si la quantité atteint un seuil critique.  

   Un exemple concret: le rejet de la BPC (Biphényles Polychlorés). La BPC était un produit chimique utilisé dans plusieurs produits industriels (comme l’encre ou l’additif pour la peinture, les plastiques). Il a été utilisé entre 1930 et 1970. La BPC a une durée de vie énorme et donc elle est bioaccumulée. C’est pour cette raison qu’elle a été interdite en 1977. Elle a des effets néfastes sur les animaux notamment les poissons et les orques. En effet la BPC affecte et affectera le cycle de reproduction des orques jusqu’au moins 2030. Puisque les humains les mangent, les substances toxiques se retrouvent dans leur organisme. Elles causent la bronchite chronique, l'engourdissement des membres, les spasmes musculaires, la faiblesse, etc.  
   La bioaccumulation est particulièrement dangereuse pour les femmes enceintes: Si une femme enceinte absorbe des molécules dangereuses, elle va les transmettre à son bébé via le placenta. Comme celui-ci est en train de se développer, sa croissance sera affectée et en grande partie son cerveau.

   C'est le cas de l’usine Chisso Corporation, à Minamata qui rejetait du mercure. Les poissons en aval de l’usine consommaient le mercure et l’accumulait. Les habitants de Minamata qui mangeaient ces poissons, eurent un taux très important de mercure dans leur organisme. Les nouveaux nés ont été atteint de la maladie de Minamata: ils soufrirent de malformations physiques et de symptômes neurologiques. La maladie fut découverte en 1956. Jusqu’en mars 2001, il y a eu 2265 victimes, dont 1784 morts.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences La_mal10
Doc 4: La maladie de Minamata



IV) L’humain: un prédateur raisonné (les façons dont il peut agir)

A) Le végétarisme
   Nous sommes principalement affectés par la bioaccumulation via notre alimentation. Une solution pour éviter les risques serait donc d’arrêter, ou limiter fortement, la consommation de poisson et de la viande. Soit, devenir végétarien. Manger ces animaux est non seulement mauvais pour la santé, c’est aussi mauvais pour les animaux puisque certains sont déjà en voie de disparition. Donc le végétarisme ôterait une des nombreuses menaces à ces espèces.
   Par contre, il y aurait toujours la possibilité d’ingérer des produits toxiques via les plantes puisque celles-ci participent aussi à la bioaccumulation. En effet, les êtres vivants qui accumulent le plus sont principalement les champignons et les organismes filtreurs (car ils ont une partie sous terraine qui permet de capter plus de molécules. Donc, cette solution est partielle puisqu’elle ne réduit que partiellement l’exposition aux substances toxiques. En plus, cette solution ne réduit pas la bioaccumulation des substances toxiques chez les espèces vulnérables et la faune serait toujours autant en danger.

B) Fermetures d’usines? Taxes?
   Comme nous l’avons vu avec l’usine Minamata, les régions industrielles sont les plus polluées et les espèces vivant dans ces milieux (particulièrement les poissons vivants dans le rivières à proximité) accumulent une énorme quantité de substances toxiques. Nous pourrions donc fermer les usines qui nuisent à l’environnement. Ou, les taxer et leur faire payer les dommages qu’elles causent, comme le soin des malades. Par exemple, l’usine Minamata a du payé 86 millions de dollars en compensation.
Cependant, cette solution a des désavantages puisqu’elle affecte l’économie négativement: la fermeture d’usines diminue la production industrielle et la taxe éventuelle pourrait provoquer la délocalisation des entreprises. Donc une solution plus plausible serait l’interdiction du rejet des substances toxiques non dégradables. Ces usines pourraient utiliser un système de filtres par exemple.

C) Interdiction des produits non dégradables
   On a beau penser que certains produits comme les plastiques finissent par disparaitre au bout d’un long moment, ils ne se dégradent jamais totalement. Ils se transforment en nano particules comme le nano plastique. Ces particules sont plus petites, oui, mais ça les rend encore plus dangereuses: elles sont invisibles et plus facilement assimilables. En effet, dans de nombreux pays, un grand nombre de prélèvements d'eau du robinet contenaient des fibres de plastiques.

La bioaccumulation: petites substances, grosses conséquences L_eau_10
Doc 5: L'eau du robinet contaminée par le plastique

   L’interdiction pure et simple de ces produits serait une solution : en Europe, les sacs en plastiques, les pailles et les cotons tiges en plastiques (de façon générale, les plastiques à usage unique) sont déjà interdits.

D) La biorestauration (peupliers, luzernes ou bactéries)
   Certains êtres vivants sont capable d’éliminer des substances toxiques et donc de restaurer l’environnement. En en implantant plus, il pourrait y avoir un phénomène de nettoyage des chaînes alimentaires affectées par la bioaccumulation. On pourrait donc planter plus de peupliers et de luzernes pour améliorer la situation et réduire la bioaccumulation. Même certaines bactéries sont capables de réutiliser ces substances chimiques toxique et s’en alimenter. Grâce à leur pouvoir adaptatif, toutes les bactéries qui sont exposées à long terme à ces substances peuvent développer la capacité de dégrader ces produits pour ensuite utiliser les hydrocarbures comme une source de carbone et d’énergie. L’utilisation des bactéries dans les sites contaminés pourrait donc être très utile.

E) Recycler correctement les produits électroniques
   Il faut faire attention à ne pas jeter tout et n’importe quoi à la poubelle car des substances très nocives pourront se retrouver dans la nature puis dans notre estomac au bout d’un moment. Les appareils électroniques contiennent des  produits dangereux comme les métaux lourds tels que le baryum, le strontium, etc. S’ils sont ingérés, ils affectent le cerveau, le système nerveux et de nombreux organes. Le même problème se présente avec les piles et les batteries.  
   Une des meilleures solutions serait de recycler ces appareils correctement pour que les métaux soient récupérés et réutilisés pour d'autres produits. Ou, une autre solution plus drastique, serait de ne pas acheter ces appareils du tout (même si, on sait, que c’est difficile de vivre sans son petit iPhone...).  


   Pour conclure, maintenant que nous avons assez d’avancée scientifique pour bien comprendre les conséquences de nos actions, nous pouvons enfin voir que la pollution et le rejet de ces substances chimiques toxiques ont des répercussions assez importantes. Nous devrions donc nous réveiller et  mettre en œuvre les solutions que nous discutons depuis des années. Les gouvernements doivent finalement proposer des lois, des solutions drastiques et prendre action. Il faut non seulement arrêter la bioaccumulation mais aussi arrêter tous les autres processus qui lui sont liés : l’émission des gaz à effet de serre, etc. Alors commençons dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.
Auteurs: Ghia El-Zoubeir et Jeanne Peyroche



Sources
• Neil Campbell, Jane Reece, 2007, Biologie + Mastering biologie, 7ème édition, PEARSON
• Yannick Agnan, 6 octobre 2014, modifié le 22 janvier 2016; rubrique “La biosurveillance et les lichens”, site FUTURA PLANETE, URL: https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/environnement-lichens-temoins-pollution-atmospherique-1900/page/6/
• Définition de Bioaccumulation; AQUAPORTAIL.com ; URL: https://www.aquaportail.com/definition-4173-bioaccumulation.htmlhttps://www.aquaportail.com/definition-4173-bioaccumulation.html
• Bioaccumulation, Encycloécolo; URL: https://www.encyclo-ecolo.com/Bioaccumulation  
• “Le mercure dans la chaîne alimentaire”, le 9 juillet 2013, site officiel du gouvernement du Canada; URL: https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/polluants/mercure-environnement/preoccupations-sante/chaine-alimentaire.html
• "DETOX”, campagne 2018, Site officiel de Greenpeace Luxembourg; URL: https://www.greenpeace.org/archive-luxembourg/fr/Campagnes-Greenpeace-Luxembourg/Detox/
• “La bioaccumulation, la bioamplification et la bioconcentration”, rubrique science et technologie, Alloprof, URL: http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/s1202.aspx
• Bioaccumulation, Catégorie Ecotoxicologie, Wikipédia, URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bioaccumulation

Bonjour Ghia et Jeanne,
votre conclusion est frappante et je suis totalement en accord avec vous sur ce point. Cependant, pensez-vous qu'il est encore possible de sauver notre planete en appliquant les 5 facons dont l'humain peut agir? D'ici quelques annees, est-il encore possible de renverser les effets nefastes que nous avons provoque a notre unique planete?

Merci,


Elsa Younes, 1S2.

ElsaY1S2
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Message  Keisha Wouako 1er S2 le Dim 19 Mai 2019 - 21:08

Bonsoir Jeanne et Ghia,

Votre article est probablement un de mes préférés parce qu'il est remplie d'informations dont je n'étais pas au courant (comme, par exemple, la maladie de Minamata). J'aimerais bien savoir votre avis quand meme sur les élevages: Trouver vous que les élevages pourraient sauver les animaux des susbstances toxiques qui ont été jeté dans l'environment par les hommes?

Merci,
Keisha.

Keisha Wouako 1er S2
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Messages : 7
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